Tu n’es qu’un triste con Mehdi Meklat.

Deuxième couche à la fin de la première.

Parait que t’avais des « pulsions » Mehdi. Des « pulsions » qui te poussaient à exprimer des choses sales au nom d’une pseudo expérience scientifique de provocation dans les médias sociaux. Un truc quasi expérimental. Un test mené par un personnage « fictif », en fait toi-même dissimulé derrière un blase de blaireau.

Des trucs répugnants que guidé par tes « pulsions » tu allais chercher, à ton cœur défendant et à l’insu de tes opinions, dans des endroits bien choisis pour leur pouvoir crasse de stimulation du néocortex de l’internaute moyen.

Les thèmes étaient sélectionnés. Les juifs bien entendu, les homosexuels évidemment, les trublions libertaires de la bande à Charlie, inévitablement, quelques autres élus plus éclectiques pour la décoration, en gros tout ce que voudrait exterminer un soutier de base du djihad. Tu n’incitais pas à la malveillance au hasard.

J’ai bien capté que tu tiens à nous dire que ce n’était pas par facilité, ni par judéo phobie, ni par homophobie, ni par misogynie, ni par  islamisme radical, au contraire, tu n’es pas facho du tout, tout cela est on ne peut plus loin de toi. La haine c’est pas ton truc. Ton truc c’est l’amour, le respect et la tolérance. D’ailleurs Pascale Clarke n’a pas hésité à écrire qu’à l’antenne tu n’étais « que poésie, intelligence et humanité » (sic !). Je suis sûr que tu aimes Mozart et l’Ave Maria de Gounod.

Aujourd’hui, tu es désolé, et ça se comprend ! La merde frappe le ventilateur pile au moment où tu es en pleine promo pour la sortie de ton bouquin. Stratégie marketing jeune et moderne : « le talent insolent de deux jeunes surdoués, baptisés « les kids »(!), des petits gars brillants issus minorité visible, garantis d’au-delà du périph, avec casquette stylée, chemise rose, etc. Les médias se sont jetés dessus. Alors c’est sûr que « l’affaire des tweetos pourris » maintenant ça fait désordre pour les gens qui lisent encore des livres.

Tes 3 malheureux tweetos d’excuses mal foutues et convenues, ça ne va pas suffire pour classer l’affaire. J’ai bien peur que ta médaille de « Nouveau Tintin des Arts et des Lettres Urbaines » me semble très compromise.

Sans doute n’as tu pas vraiment lu L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde de R.L. Stevenson. Il faut que je te dise que le Dr Jekyll ne jouait pas à l’abominable Mr Hyde pour tester les réactions offensées des jeunes filles anglaises.  L’horrible Mr Hyde faisait partie de la vraie nature du Dr Jekyll.  Un assassin pervers et crapuleux qui se libérait justement par « pulsions » meurtrières. Impossible de pendre l’un sans pendre l’autre.

Tu as voulu parler de tes saletés comme de « pulsions », ce n’était pas le bon mot Mehdi. Tu aurais du mieux réfléchir. « Très grosse connerie » et des regrets plus convaincants, cela n’aurait sans doute pas changé grand-chose à l’estime qu’on te porte désormais, mais cela aurait été peut-être moins impossible à pardonner.

Là, c’est plié. On ne t’a pas vu étincelant de poésie, d’humanisme et d’intelligence dans ton costume de lumière médiatique (celui qui plait tant à Pascale Clarke) on t’a découvert au naturel, à poil au cabinet et « fondamentalement » comme  disent les chroniqueurs à la télé, t’es pas ragoûtant mec. Tu sens le poisson pas frais. Cela va te coller à la peau pendant des années. On n’oublie pas les sournois. Tu n’as pas de chance dans ton malheur, tu n’as même pas pour toi le côté gros connard antisémite borné de Dieudonné.

Pauvre Mehdi, tu es passé si près de ta petite gloire et puis plouf.

Deuxième couche :

Le pire dans ton histoire, c’est qu’on te voit sucer la souris de ton clavier, savourer le choix de tes injures, sourire en les relisant. Il y a une forme de volupté, n’est-ce pas, à patauger dans ses immondices. On se sent fort comme un Céline postillonnant. C’est parce que tu as joui en tripotant tes défécations en ligne que ce n’est pas du second degré. Regarde-toi dans la glace : toutes ces haines et ces jalousies recuites, c’est toi. Je pense que cela devait aussi exciter ton ego malade de voir le nombre de tes « followers » grimper à 10 000 ! Une vraie petite boutique des horreurs.

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Auteur : L'homme à la cloche

"La question que les temps veules posent est bien: qu'est-ce qui résiste? Qu'est-ce qui résiste au marché, aux médias, à la peur, au cynisme, à la bêtise, à l'indignité?" Serge Daney

1 pensée sur “Tu n’es qu’un triste con Mehdi Meklat.”

  1. Ne connaissais absolument pas ce type. Je lis ici et là depuis lors et je suis assez étonnée par le ran-tan-plan médiatique. Qui savait quoi ? Cela en dit aussi beaucoup sur ces « montées en épingles » journalistiques et littéraires.

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