Xavier Jugelé, gardien de la paix assassiné par un tueur de flic.

Sous les balles de l’assaillant des Champs-Elysées : le policier Xavier Jugelé, 37 ans.

Par Frederic Ploquin. A lire sur le site de Marianne.

Extrait :

(…) Après les attentats de 2015, qui virent la mort de Franck Brinsolaro, Ahmed Merabet et Clarissa Jean-Philippe, après Magnanville et l’assassinat d’un couple de policiers, Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, la liste s’allonge avec l’assassinat, sur les Champs-Elysées, d’un membre de la 32ème compagnie d’intervention : Xavier Jugelé. Né en 1980, gardien de la paix depuis six ans, considéré comme un policier « volontaire et engagé », « serviable » et « bon vivant » selon ses collègues, parti deux fois en Grèce pour sécuriser les migrants, le policier faisait une petite pause dans le fourgon du service avec son collègue Cédric, un sous-brigadier de 35 ans, lorsque Karim Cheurfi a garé son Audi à la hauteur du véhicule, avant d’ouvrir le feu à l’arme automatique à travers la carrosserie, tuant Xavier et touchant sérieusement Cédric ; sans doute le tireur n’avait-il pas vu approcher quatre autres collègues en patrouille, qui ont aussitôt ouvert le feu, empêchant probablement un massacre dans le quartier (le tireur disposait également d’un fusil à pompe).

Xavier Jugelé allait être muté au mois de mai. Pacsé, sans enfant, il laisse derrière lui un concubin. Et des collègues sous le choc, qui détesteront aller au boulot, demain, la peur au ventre. Comme S., qui voudrait que tout cela ne soit qu’un « cauchemar ». Une colère et une tristesse avec laquelle le gouvernement issu des urnes au lendemain du deuxième tour de l’élection présidentielle devra obligatoirement traiter.

 

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LES ANTI-MELENCHON MANIFESTENT À CARACAS.

Huit manifestants ont été tués et plus de 500 personnes arrêtées en trois semaines au Venezuela où l’opposition, majoritaire au Parlement depuis fin 2015, tente d’obtenir le départ anticipé du président Maduro.

Des centaines de milliers d’opposants ont défilé mercredi à Caracas et dans plusieurs autres villes du Venezuela dans ce que l’opposition, dont c’était le sixième rassemblement depuis début avril, avait promis d’être « la mère de toutes les manifestations » pour exiger des élections anticipées.

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LA TURBULENCE RODIN

Dimanche 2 Avril 18h05 sur ARTE, puis en replay sur Arte TV puis en VOD ou sur DVD.

Un film de Claire Duguet & Leslie Grunberg à l’occasion du centenaire de la mort de Rodin.

Sculpteur de génie, longtemps incompris, Auguste Rodin a inscrit son oeuvre à l’avant-garde de son temps. Un documentaire qui retrace le parcours d’un artiste hors normes en le replaçant dans le bouillonnement artistique de l’époque.

Recalé trois fois au concours des Beaux-Arts, Rodin n’a jamais désarmé. Qu’importe que son style déplaise au monde académique, que son travail scandalise ses pairs, il n’aura de cesse de suivre son intuition : « Ce que l’on nomme communément laideur dans la nature peut dans l’art devenir d’une grande beauté », estimait-il. Ébloui dans sa jeunesse par l’œuvre statuaire de Michel-Ange, ce fils du peuple, né à Paris en 1840, s’est attelé à son labeur jusqu’à sa mort, en 1917, il y a un siècle. À 25 ans, pour échapper à la misère, il suit à Bruxelles le sculpteur Carrier-Belleuse, qui l’engage dans son atelier comme praticien. De retour à Paris, inlassablement, il échange avec peintres et écrivains, dessine, modèle, martèle, cisèle. Épousant les combats de l’avant-garde artistique de son temps, de l’impressionnisme au naturalisme, Rodin réinvente son art. Quand, enfin, il connaît la consécration, il a déjà 60 ans…

Un monde en mouvement

La place de Rodin dans l’histoire de l’art est unique. Avec des œuvres comme La porte de l’enfer, Le baiser ou son Balzac, éreinté avant d’être encensé, Rodin a fait sortir la sculpture de sa vocation ornementale pour la faire entrer, charnelle et palpitante, dans une nouvelle ère. Le film retrace son parcours artistique en l’inscrivant dans le formidable bouillonnement (pictural, littéraire, musical, architectural et sociétal) qui traverse la France de la seconde moitié du XIXe siècle jusqu’à la Belle Époque.

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Lettre ouverte à Nathalie Kosciusko-Morizet.

Madame,

dire que je suis déçu est un euphémisme. Je suis en colère contre ma stupéfiante candeur. Naguère, durant le mandat de Nicolas Sarkozy, je ne vous aimais guère. Je n’appréciais pas ce qui me semblait être une posture, un personnage fabriqué, un coupé-collé d’intelligence brillante, de chic parisien, de féminisme de surface et de louvoiements opportunistes. Et puis je vous ai oublié.

Jusqu’à ce que dans l’interminable et assommant bavardage politicien pré-électoral qui nous accable depuis plus d’un an, et bien que peu attentif en général aux propos de votre famille politique, je distingue votre voix, vos idées, vos mots et votre attitude.

Il m’a semblé que vous étiez différente. J’ai été intrigué. Vous avais-je – comme tant d’autres, mal jugée ? J’ai acheté votre livre « Nous avons changé de monde », je l’ai lu avec attention et je l’ai apprécié.  Il m ‘a semblé contenir beaucoup d’idées fraîches et justes.  J’ai aimé vos références inattendues à Edgar Morin, Jean Baudrillard, Tyler Cowen, Febvre & Crouzet. Autant d’heureux signes de votre ouverture d’esprit. Je l’ai recommandé autour de moi. Je vous ai écoutée à la radio, je vous ai trouvée convaincante. J’ai soutenu votre combat pour participer à la primaire de la droite et du centre. Je vous ai suivie lors des débats télévisés, j’ai trouvé que vous vous distinguiez de vos rivaux avec finesse, justesse et même un certain courage. J’ai appelé mes amis de la gauche dépitée à aller voter pour vous plutôt que pour Alain Juppé comme ils s’apprêtaient à le faire. J’aurais voulu vous voir décoller un peu plus des archaïsmes de votre parti pour esquisser un pas vers le centre haut, mais vous n’aviez peut-être pas dit votre dernier mot.

En attendant, durant cette fichue primaire, vous avez multiplié les bourdes et les erreurs de communication : un site web utilisant un sabir germanopratin caricatural, fleurant les couloirs de la rue Saint Guillaume, des photos de campagne ringardes, flirtant avec la sulpicerie (un signe annonciateur auquel j’aurais du accorder plus d’attention).

Je ne m’attendais certes pas à vous voir finaliste, mais votre faible score m’a tout de même déprimé. Après avoir désespéré de la gauche, je retrouvais ma vieille détestation de « la droite la plus bête du monde » selon la célèbre formule de Guy Mollet qui ne distinguait pas la poutre fichée dans l’œil de la SFIO.

J’ai même cru – un instant, mais un instant seulement, que votre camp ne vous méritait pas. Je me trompais. Vous méritez de demeurer plantée dans votre camp. Les écailles me sont tombées des yeux : Perfidia, vous n’étiez pas celle que j’avais cru aimer à travers les pages de votre livre et vos interviews à la radio. Vous étiez comme tant d’autres une toxicomane incapable de vous éloigner des cuisines et de la tambouille parlementaire. Je vous ai vu déserter au galop le clan Juppé pour le clan Fillon avec l’ardeur du cheval sentant le picotin. Ce n’était pas un simple ralliement, c’était une révélation, une illumination.

En rentrant soudainement dévote  dans les dans l’ordre Fillonien vous prêtiez allégeance au pontife pour obtenir la sacro-sainte circonscription, et pas n’importe laquelle, de préférence une bonne, celle de la Dati.

La circonscription c’est l’assurance-vie du politicien. J’avais sous-estimé votre dépendance. Pour une circonscription dans le 6e arrondissement de Paris, il vous fallait naturellement être parmi les tous premiers à poser genoux à terre et baiser l’anneau de Honnête François.

Commença alors suite aux révélations du Canard Enchaîné, la lapidation, la mise en croix puis la descente infernale de Honnête François dans le maelström qui l’entraine désormais  vers les abysses.

– Ah pour être dévot, je n’en suis pas moins homme.

Je n’ai pas entendu votre voix, quand d’autres non moins vertueuses que la votre s’élevaient pour prendre de la distance avec ce Tartuffe très troisième république qui déclarait la main sur le coeur : « Je sais que c’est dégueulasse ce que j’ai fait, mais c’est légal et d’ailleurs tout le monde le fait, alors circulez, y-a rien à voir ».

Quand Honnête François renia publiquement la promesse télévisuelle donnée solennellement aux Français : « Juré, craché, sur la tête de Pénélope, cochon qui s’en dédit, croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer, si jamais des fois que je serais mis en examen, je laisse tomber l’affaire », et qu’au contraire, il se dépeint en martyr chrétien, en voix pure et droite que les méchants veulent à tous prix faire taire, la victime d’une odieuse cabale, d’une machination policière, de la haine des juges, d’une conjuration des imbéciles Hollandais, d’un complot macroniste, d’un coup monté de DAESH etc., nombreux furent ceux parmi les membres de son propre club qui déclarèrent que cette fois c’en était trop, et ils abandonnèrent le forcené hagard à son destin fatidique.

A la date d’aujourd’hui, vous êtes toujours cramponnée d’une main à une poutre du radeau dérivant d’Honnête François, l’autre main courageusement tendue, prête à saisir la première offre de circonscription de secours qui se présentera.Regardez-vous madame, le monde a changé sans vous, comble de l’ironie, vous êtes en retard sur votre propre ouvrage.

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WILDER MANN EST VIVANT ET SE PORTE BIEN !

 

Tout commence par une émission de radio captée par hasard sur France Culture à l’occasion du Salon de l’Agriculture. On parle des caractéristiques spécifiques de l’enseignement dans la filière agricole et c’est intéressant.

J’écoute le témoignage d’un ancien élève. Il raconte qu’il est petit fils de boulanger, fils de paysan, qu’il a suivi la filière du lycée agricole par nécessité,  sans avoir jamais voulu devenir agriculteur. C’est l’enseignement socio-culturel qui l’a maintenu au lycée jusqu’à l’obtention de son diplôme, malgré son absence de motivation pour les métiers de la terre. C’est grâce à l’enseignement socio-culturel qu’il a pu devenir photographe. Je mémorise son nom. Charles Fréger.

Quelques jours plus tard je visite son site sous-titré : « Portraits et uniformes » et je découvre le travail d’un véritable ethno-sociologue. Charles Fréger est tout sauf un autre photographe de mode ou de pub. C’est un photographe qui s’efface pour mettre son savoir faire au service de ses sujets. Ce qu’il aime montrer et même documenter, ce sont les êtres humains en tenues de travail, en costume, en uniforme.

Son site regorge de photos de toutes les professions, de toutes les activités qui exigent le port de tenue spécifiques. Toutes ces images sont présentées avec pudeur et grande humanité dans la grande tradition d’August Sander ou du Avedon de American West, sauf que Charles Fréger préfère photographier ses sujets en décors naturel plutôt que sur fond de toile peinte, ce qui donne un naturel et une humilité supplémentaire à ses images.

Parmi les séries, je m’intéresse surtout à deux d’entre elles : YOKAINOSHIMA et WILDER MANN. La première est consacrée aux costumes de monstres et autres créatures imaginaires qui apparaissent lors des fêtes dans diverses petites îles de pêcheurs au Japon.

La seconde série qui lui est antérieure présente toutes sortes de « Wilder Mann » (homme sauvage) qui hantent les carnavals et autres fêtes rurales à travers les campagnes d’Europe.

Le Wilder Mann est un personnage de légende qui apparaît au moyen-âge, dans l’est de l’Europe on le dit fruit de l’union d’un ours avec une femme, un peu partout il est associé à des animaux familiers, cerfs, chèvres dont il porte souvent des attributs. Toujours masqué, il est également volontiers porteur de cloche, il poursuit et chahute la plupart du temps les jeunes filles qui les encouragent en poussant des cris lors des parades villageoises, à l’occasion de Noël, des semailles, de Pâques, des moissons, etc. selon les régions.

Un très joli livre a été consacré à ces images en 2012 par Thames & Hudson. L’ouvrir c’est se plonger dans un monde imaginaire ancestral que l’on croyait à tout jamais disparu et retrouver nos rêves et craintes d’enfants. C’est un grand bonheur de découvrir que ces traditions demeurent encore vivantes ici et là et l’on voudrait surtout qu’elles ne disparaissent jamais sous les coups de boutoir de l’urbanisation et de la mondialisation.

Ce livre est un formidable moyen de se détoxiquer de notre dépendance à internet, de sa fausse importance, de sa fausse vitesse, de ses fausses nouvelles.

 

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Marine n’est qu’une intégriste radicale au petit pied.

Le marinisme n’est rien d’autre que la version abâtardie du noble culte des ancêtres, du fervent culte de la souche mythique, du saint culte de la pureté du sang et de la défense de la supériorité de la race des Francs  (hélas originaires de Pannonie, c’est à dire de Hongrie, but nobody’s perfect).

Marine peut-elle sérieusement se prétendre digne descendante de la grande lignée Mérovingienne, celle de Clodion, premier roi des Francs-Saliens, père du légendaire roi Mérovée, lui-même probable paternel de Childeric 1er et donc grand-père de Clovis, j’en doute. Marine une Franc-Salienne garantie d’origine ? De la pièce low-cost d’importation !  Je lui trouve des allures pas franches, des sourires troubles et des postures de caissière de la Brasserie du Commerce.

Ah Clovis… Qui dit Clovis pense aussitôt à Sainte Geneviève, sa grande copine ! Sainte Geneviève (hélas née d’une mère Grecque, but nobody’s perfect) qui âgée de 28 ans  du haut des remparts de Lutèce repoussa seule et sans armes, en 451, le terrible barbu Attila qui sentait le barbare danubien en rut et ses hordes de Huns carnivores !

Sainte Geneviève, non seulement sainte patronne de Paris et de Nanterre, mais également sainte patronne de la Gendarmerie Nationale (mais si, je vous assure, je n’invente rien [1])

Notre bon roi Clovis qui peu de temps après l’épisode malheureux du vase de Soissons dont les morceaux furent tout de même restitués à l’évêque Remy (ultérieurement canonisé) décida de se convertir au christianisme.

 » – (…) Mesdames et messieurs, nous sommes le 25 décembre 499, ici Léon Zitrone en direct de Reims où c’est par un froid glacial que vont se dérouler d’ici quelques minutes les cérémonies du baptême de notre bon roi Clovis ainsi que celui de 3 000 de ses Gens d’armes. On me glisse qu’ils seraient 6 000 selon la chronique de mon confrère et historien Frédégaire qui commente pour une antenne concurrente, mais permettez-moi d’en douter car l’on connaît la faiblesse de Frédégaire pour la cervoise dés le matin. Je vois assise au première rang Sainte Clotilde, reine des Francs, épouse de Clovis. La première dame dont on dit qu’elle serait l’instigatrice de ce baptême porte à son habitude une longue cape bleue sur une simple chasuble de lainage brun. Mais voilà que je distingue un mouvement à la lueur des bougies, c’est saint Rémy qui s’avance vers l’autel où le souverain devrait le rejoindre dans quelques instant pour être oint des saintes huiles . (…) » Document inédit. Archive de l’ I.N.A.

Tout cela plus d’un siècle avant qu’à 40 ans (!) dans un bled paumé au milieu d’un désert à chameaux, un vague commerçant prénommé Mahomet, ayant épousé une veuve fortunée, après avoir fumé un pétard de shit caché dans une grotte, décrète que l’archange Gabriel (localement appelé : رائيل ) a fait de lui un nouveau prophète ! De qui se moque-t-on ?

Pas besoin de vous faire un dessin. L’histoire a parlé. Les Francs constituent une race supérieure. Et je n’ai même pas parlé de Roland à Roncevaux, de Charles Martel, ni de Jeanne d’Arc.

Donc, rien de plus normal que de vouloir aujourd’hui, où tout fout le camp, rester entre nous Français et surtout Francs de souche. Je rappelle que la souche c’est la base du tronc de l’arbre ainsi que ses racines, rien à voir avec les parasites, les lianes, les champignons de toutes les couleurs, les insectes rampants et volants qui abusivement s’installent dessus à son insu pour lui sucer la sève.

Malheureusement Marine n’est qu’une intégriste de salon. Une protectionniste de garde-barrière. Son opportunisme mercantile pour séduire et acheter les votes d’un vain peuple de vieillards apeurés et d’enfants de choeur est indigne de notre beau pays. Son programme racoleur en 14 points, n’est qu’une copie de la garantie Darty , un programme dégradant, offensant pour la cause nationale.

Retrouvons la vision, le souffle et l’ambition de nos grands dirigeants historiques Charlemagne, Saint-Louis, Louis XI, Lyautey…. Il est temps de revendiquer et imposer un véritable intégrisme national français pour l’opposer aux nuées de fous furieux du salafisme oriental qui nous menacent de toute part et même se cachent en notre sein.

NOUS, PREUX DESCENDANTS DES VALEUREUX FRANCS VÉRITABLES, EXIGEONS FISSA FISSA :

  • Fermeture des frontières.
  • Rétablissement du Franc dit Franc National.
  • Obligation de visa payant pour tous les entrants.
  • Déclaration de devises à l’entrée et à la sortie, obligation de minimum de change en fonction de la durée du séjour.
  • Contrôle d’identité à l’entrée de toutes les villes de plus de 50 000 habitants.
  • Nouvelle carte nationale d’identité mentionnant l’ethnie, la religion et l’orientation sexuelle.
  • Taxe sur toutes les importations.
  • Suppression du droit du sol.
  • Suppression de l’ISF.
  • Suppression de l’impôt sur les héritages.
  • Taxation des couples sans enfants
  • Interdiction de la contraception et de l’IVG.
  • Suppression des taxes sur le tabac, l’alcool, les permis de pêche et de chasse.
  • Taxation des nourritures halal et kocher.
  • Rétablissement de la peine de mort et du bannissement.
  • Rétablissement des bagnes d’outremer, des travaux forcés et des galères républicaines.
  • Privatisation de la sécurité sociale et des prisons..
  • Suppression des pistes cyclables.
  • Priorité aux caisses des supermarchés et pour les places de stationnement pour les Français de souche
  • Salut au drapeau quotidien dans toutes les écoles.
  • Rétablissement des châtiments corporels dans les collèges et lycées.
  • Interdiction des signes et pratiques de non-chrétienté ostentatoires.
  • Libéralisation du port d’arme pour les Français de souche de plus de 16 ans.
  • Aide à la formation de milices locales de défense.
  • Contrôle des juges par des comités de vigilance populaire.
  • Retour au septennat.
  • Etc.

[1] Par décret en date du 18 mai 1962, le bienheureux pape Jean XXIII a solennellement désigné sainte Geneviève comme patronne de la Gendarmerie, dont il avait pu apprécier les engagements et le sens du service comme nonce apostolique à Paris, peu auparavant.

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THE FAKE NEWS OF THE 19TH CENTURY.

Illustration shows William Randolph Hearst as a jester tossing newspapers with headlines such as « Appeals to Passion, Venom, Sensationalism, Attacks on Honest Officials, Strife, Distorted News, Personal Grievance, [and] Misrepresentation » to a crowd of eager readers, among them an anarchist assassinating a politician speaking from a platform draped with American flags; on the left, men labeled « Man who buys the comic supplement for the kids, Businessman, Gullible Reformer, Advertiser, [and] Decent Citizen » carry bags of money that they dump into Hearst’s printing press.

Includes note: « The time is at hand when these journalistic scoundrels have got to stop or get out, and I am ready now to do my share to that end. They are absolutely without souls. If decent people would refuse to look at such newspapers the whole thing would right itself at once. The journalism of New York City has been dragged to the lowest depths of degradation. The grossest railleries and libels, instead of honest statements and fair discussion, have gone unchecked. »– From Mayor Gaynor’s letter published in the New York Evening Post.

Thanks to the magnificent Public Domain Review . More about « Yellow journalism » here.

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Tu n’es qu’un triste con Mehdi Meklat.

Deuxième couche à la fin de la première.

Parait que t’avais des « pulsions » Mehdi. Des « pulsions » qui te poussaient à exprimer des choses sales au nom d’une pseudo expérience scientifique de provocation dans les médias sociaux. Un truc quasi expérimental. Un test mené par un personnage « fictif », en fait toi-même dissimulé derrière un blase de blaireau.

Des trucs répugnants que guidé par tes « pulsions » tu allais chercher, à ton cœur défendant et à l’insu de tes opinions, dans des endroits bien choisis pour leur pouvoir crasse de stimulation du néocortex de l’internaute moyen.

Les thèmes étaient sélectionnés. Les juifs bien entendu, les homosexuels évidemment, les trublions libertaires de la bande à Charlie, inévitablement, quelques autres élus plus éclectiques pour la décoration, en gros tout ce que voudrait exterminer un soutier de base du djihad. Tu n’incitais pas à la malveillance au hasard.

J’ai bien capté que tu tiens à nous dire que ce n’était pas par facilité, ni par judéo phobie, ni par homophobie, ni par misogynie, ni par  islamisme radical, au contraire, tu n’es pas facho du tout, tout cela est on ne peut plus loin de toi. La haine c’est pas ton truc. Ton truc c’est l’amour, le respect et la tolérance. D’ailleurs Pascale Clarke n’a pas hésité à écrire qu’à l’antenne tu n’étais « que poésie, intelligence et humanité » (sic !). Je suis sûr que tu aimes Mozart et l’Ave Maria de Gounod.

Aujourd’hui, tu es désolé, et ça se comprend ! La merde frappe le ventilateur pile au moment où tu es en pleine promo pour la sortie de ton bouquin. Stratégie marketing jeune et moderne : « le talent insolent de deux jeunes surdoués, baptisés « les kids »(!), des petits gars brillants issus minorité visible, garantis d’au-delà du périph, avec casquette stylée, chemise rose, etc. Les médias se sont jetés dessus. Alors c’est sûr que « l’affaire des tweetos pourris » maintenant ça fait désordre pour les gens qui lisent encore des livres.

Tes 3 malheureux tweetos d’excuses mal foutues et convenues, ça ne va pas suffire pour classer l’affaire. J’ai bien peur que ta médaille de « Nouveau Tintin des Arts et des Lettres Urbaines » me semble très compromise.

Sans doute n’as tu pas vraiment lu L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde de R.L. Stevenson. Il faut que je te dise que le Dr Jekyll ne jouait pas à l’abominable Mr Hyde pour tester les réactions offensées des jeunes filles anglaises.  L’horrible Mr Hyde faisait partie de la vraie nature du Dr Jekyll.  Un assassin pervers et crapuleux qui se libérait justement par « pulsions » meurtrières. Impossible de pendre l’un sans pendre l’autre.

Tu as voulu parler de tes saletés comme de « pulsions », ce n’était pas le bon mot Mehdi. Tu aurais du mieux réfléchir. « Très grosse connerie » et des regrets plus convaincants, cela n’aurait sans doute pas changé grand-chose à l’estime qu’on te porte désormais, mais cela aurait été peut-être moins impossible à pardonner.

Là, c’est plié. On ne t’a pas vu étincelant de poésie, d’humanisme et d’intelligence dans ton costume de lumière médiatique (celui qui plait tant à Pascale Clarke) on t’a découvert au naturel, à poil au cabinet et « fondamentalement » comme  disent les chroniqueurs à la télé, t’es pas ragoûtant mec. Tu sens le poisson pas frais. Cela va te coller à la peau pendant des années. On n’oublie pas les sournois. Tu n’as pas de chance dans ton malheur, tu n’as même pas pour toi le côté gros connard antisémite borné de Dieudonné.

Pauvre Mehdi, tu es passé si près de ta petite gloire et puis plouf.

Deuxième couche :

Le pire dans ton histoire, c’est qu’on te voit sucer la souris de ton clavier, savourer le choix de tes injures, sourire en les relisant. Il y a une forme de volupté, n’est-ce pas, à patauger dans ses immondices. On se sent fort comme un Céline postillonnant. C’est parce que tu as joui en tripotant tes défécations en ligne que ce n’est pas du second degré. Regarde-toi dans la glace : toutes ces haines et ces jalousies recuites, c’est toi. Je pense que cela devait aussi exciter ton ego malade de voir le nombre de tes « followers » grimper à 10 000 ! Une vraie petite boutique des horreurs.

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LETTRE OUVERTE A TOI MA SŒUR, MON FRÈRE, MON VOISIN, MON COLLÈGUE, MON COMPATRIOTE, QUI VOTE BLEU MARINE…

…toi qui en as jusque là, et même au delà, toi qui es en colère, contre les technocrates de Bruxelles, les politiques corrompus, le pouvoir des banques, les privilégiés de tous bords, les nantis, les patrons rapaces, les impôts qui écrasent les petits, les règlements absurdes, les services publics à la dérive, la justice inefficace, la police impuissante, les dealers et les sauvageons, les zones de non-droit, les syndicalistes corporatistes, l’absentéisme des enseignants, les fonctionnaires en surnombre, la multiplication des SDF.

Toi qui redoutes le terrorisme et le chômage, le déclassement, la précarité, toi qui fulmines contre la laïcité menacée, nos valeurs qui disparaissent, contre les petits salauds qui niquent la France, les imams intégristes, les burkinistes des plages, contre le trop plein d’immigrés, les sans-papiers et les réfugiés de partout qu’on laisse rentrer de façon incontrôlée…

Tu penses que tout fout le camp, tu exagères un peu, ce n’est qu’une apparence, car la France n’est pas encore au fond du trou. Elle en a vu d’autres et l’heure n’est pas venue de sa disparition dans la tourmente.

ÇA COMMENCE À FAIRE DU PEUPLE !

Je comprends et je partage ton indignation, ton désir de coller un coup de pied dans le fondement du système, de renverser la table et de remettre un peu d’ordre dans ce foutu pays. Après tant d’années durant lesquelles tu as eu l’impression de n’être ni écouté, ni entendu et que même parfois on se foutait de ta gueule, je comprends ton exaspération et pourquoi et comment elle te pousse à te ranger parmi ceux qui déclarent voter Marine aux prochaines élections.

Et tu n’es pas le seul, un électeur sur quatre au strict minimum selon les sondages et probablement bien davantage.

Dés que je sors de chez moi et où que j’aille, même sans te reconnaître, je te vois et je te croise. Et comme je pense qu’à l’opposé de ton choix, les Insoumis de Mélenchon en ont tout aussi plein le dos et ras la casquette de ce fameux « système », cela fera donc largement plus d’un électeur sur trois en avril qui réclamera un changement de cap radical à effet immédiat, la grande lessive, le coup de balai et on n’oublie pas de battre les tapis.

Il faut ajouter aux Bleu Marine et aux Insoumis un nombre inconnu de citoyens encore plus contrariés que les précédents, car eux ils refusent en bloc le choix offert et ils voteront blanc. Autre motif pour leur colère, leur vote ne sera toujours pas comptabilisé à part des bulletins nuls.

Pour compléter le tableau, il est probable qu’un électeur sur cinq ne se déplacera pas pour élire le président de la république au suffrage universel (quatre électeurs sur cinq, c’est ce qui se fait de mieux chez nous en matière de participation électorale).

TOURNE SEPT FOIS TON BULLETIN DANS TA POCHE AVANT DE LE GLISSER DANS L’URNE.

Moi aussi je pense qu’il est grand temps de secouer le prunier et de se poser des questions de fond pour trouver des solutions satisfaisantes, mais je t’avoue que j’ai du mal à me satisfaire des promesses et des belles histoires que l’on me raconte, d’un extrême à l’autre, tous candidats et tous partis confondus.

Aux deux bords on veut raser la baraque et repartir du niveau zéro. Au milieu, c’est la fête de la musique : tambourin écologiste, Le temps des cerises reprise 2017 par Les Frondeurs, dancefloor innovation system marching band, le Chœur de la garde républicaine, le pipeau souverainiste.

En gros, un peu partout en Europe c’est les gens du milieu (de l’hémicycle, n’exagérons rien) qui tiennent le manche, avec ou sans coalition et même si ce n’est pas la fête tous les jours, ça marchote pas si mal que ça dans le fond.

Là où je suis emmerdé, c’est quand je regarde ce que ça donne dans les pays où ce sont les partisans d’un bord extrême (peu importe lequel) qui ont remplacé au pouvoir les incapables qui dirigeaient le pays.

Les résultats ne sont pas fameux. Les espérances ont été déçues. La révolution bolivarienne a fait la fortune des dirigeants révolutionnaires et a ruiné le Venezuela qui était un pays riche, Dans les pays les plus autoritaires, les plus souverainistes et les plus sécuritaires, ça ne respire pas la joie et le bonheur non plus. Je n’échangerais pas un tabouret en France contre un fauteuil chez Poutine, ni en Hongrie, ni en Pologne. Les Autrichiens se sont fait peur avec le parti de la liberté de Norbert Hofer et ils ont prudemment élu un vieil écologiste aux dernières élections présidentielles.

Je te le dis tel que je le pense : les solutions radicales qu’on adopte sur un coup de sang, apportent rarement les résultats escomptés. La colère est mauvaise conseillère, comme dit un proverbe Ouzbek : Tourne sept fois ton bulletin dans ta poche avant de le glisser dans l’urne. »

C’EST QUOI LE PLAN ?

Pourtant c’est assez tentant et ça soulage de gueuler haut et fort : « Basta, ça suffit, on a assez rigolé comme ça. Ciao Bruxelles, adios Schengen, auf Wiedersehen l’euro, re-bonjour le franc. Maintenant on reprend le contrôle de nos frontières et on les ouvre quand on veut et à qui on veut. Les Allemands et les Grecs n’ont qu’à continuer à jouer à l’Europe sans nous. Nous, on se mijote notre popote comme on l’aime à la française Pour les restes, s’il y en a, on n’est pas des chiens, on verra ce qu’on peut faire. En France, on a une longue tradition de fille aînée de l’église, mais la France n’est pas un hospice de charité ouvert aux quatre vents. Et à tous ceux qui voudrait que ça change, on peut le dire les yeux dans les yeux : ce n’est pas demain la veille qu’on va massivement se convertir à l’islam et manger hallal. »

Cela paraît frappé au coin du bon sens, il n’y a pas besoin d’être polytechnicien pour comprendre et ça fait du bien de dire tout ça à voix haute, comme de lâcher un rot après un bon repas ou un juron après avoir reçu sa feuille d’impôts.

C’est à son évidence lumineuse, à la portée d’un enfant de cinq ans, qu’on reconnaît un discours démagogue. Quand on se sent intelligent sans aucune prise de tête, et qu’on ne l’aurait pas mieux dit nous-mêmes, c’est du populisme.

 » Paroles, paroles, paroles, paroles, paroles et encore des paroles  » chantait si bien Dalida. Le passage à l’acte c’est plus sérieux. Il faut élaborer un programme. Il faut trouver des réponses convaincantes à un tas de questions embarrassantes. Comment  peut-on mettre tout ça en route ? C’est là que ça se complique.

Une fois qu’on s’est craché dans les mains et qu’on attrape le manche, il reste encore à savoir par quel bout on attaque. C’est quoi le plan ? Qui fait quoi ? Où est-ce qu’on creuse ? Qui est-ce qui paie les travaux ?

IL N’Y A PAS DE SOUCIS POUR LE FINANCEMENT.

Cela me fait beaucoup penser à la rénovation d’un appartement. Au départ tu imagines l’appartement rêvé, puis tu deviens un peu plus réaliste, tu révises ton projet à la baisse, tu te fixes un budget à ne pas dépasser. Tu prévois une marge de sécurité de 50% parce que c’est sûr que ça va coincer et que ça va mordre dans le dépassement. Avec 50% tu penses être à l’abri des mauvaises surprises.

Quand tu jettes l’éponge, il reste encore plein de trucs imprévus à faire et ce n’est pas de 50% que tu as dépassé, c’est de 100%. Remarque, tu ne t’en sorts pas si mal, parce que s’il s’agissait de la construction d’un édifice public ou d’un réacteur nucléaire EPR de troisième génération, tu aurais déjà dépensé le triple, voire le quadruple du budget, sans même pouvoir prévoir la fin des travaux.

Les Allemands qui ne sont pas réputés pour leur côté poète frivole ou cigale désinvolte, viennent d’inaugurer à Hambourg une superbe salle de concert dont le coût final (785 millions d’euros) représente plus de dix fois le prix initial prévu (77 millions).

Alors quand un politique annonce qu’il a prévu le coût des mesures drastiques qu’il propose, et qu’il n’y a pas de soucis à se faire pour le financement, j’ai une alarme qui sonne.

Comme ils prétendent tous avoir fait leurs comptes en poussant après la virgule, et que leur nez s’allonge, je suis obligé de débrancher l’alarme et de ne plus prendre au sérieux ce qu’ils racontent. « Encore des mots, toujours des mots, les mêmes mots… des paroles que tu sèmes au vent. » conclut Dalida qui en connaissait un rayon.

Sans surprise, plus les mesures proposées sont radicales, plus l’alarme sonne fort, jusqu’à devenir une sirène pour les projets les plus spectaculaires, ceux qui visent à impressionner les foules. Pas besoin d’être diplômé d’une grande école pour comprendre que plus cela se veut révolutionnaire plus le risque est grand qu’emporté par leur enthousiasme les concepteurs aient négligé des détails qui rapidement n’en seront plus. En général, les grains de sable oubliés dans la réforme deviennent des cailloux dans la chaussure, puis des boulets à trainer, avant de devenir des récifs sur lesquels la réforme se fracasse et le ministre avec.

L’illusion de la simplicité conduit à de grands naufrages.

En politique rien n’est simple et rien ne se déroule comme prévu. Et il n’y a pas qu’en politique que cela se vérifie. Quand on parle de l’avenir, simple est un mot dangereux. La vérité c’est que tout est toujours un peu plus compliqué que prévu.

AH, SI ON AVAIT SU.

Il n’y a qu’à voir les incertitudes qui pèsent sur les Anglais depuis qu’ils ont choisi la voie du Brexit. L’enthousiasme initial est vite retombé. A partir de maintenant, il faudra compter au minimum deux ans de négociations, avant de savoir comment ils vont sortir du bidule européen. Deux ans c’est très long quand on ne sait pas où on va, ni dans quel état on arrivera. Les impatients descendent avant l’arrêt complet des négociations. L’Angleterre s’éloignera-t-elle de nos côtes impérialement dans un panache de fumée blanche et un puissant sillage d’écume comme jadis le paquebot Queen Mary voguant vers l’Amérique, ou bien s’éloignera-t-elle des côtes de Calais, de nuit, à la rame, la moitié de l’équipage écopant énergiquement l’eau qui pénètre dans le fond du canot ? On ne le saura qu’à la fin du film. Pendant ce temps-là, personne ne peut dire à combien se montera l’addition, ni qui devra en payer le plus gros bout. Là aussi, il faudra attendre pour savoir.

Je me risque à faire une prédiction osée: les gros poissons british trouveront mille combines pour passer à travers les mailles du filet du Brexit, ce sont les maraîchers, les plombiers, les mercières et les chauffeurs de taxi auxquels on avait promis avec le Brexit, grandeur et fierté retrouvée, nouvelle prospérité et sécurité contrôlée, qui vont se manger le gros de la douloureuse.

J’en imagine qui regrettent de s’être emballé un peu vite et de n’avoir pas assez creusé le sujet avant d’aller voter.

Personnellement, si tu me proposes de fermer nos frontières, de sortir de l’Euro et de tourner le dos à l’Union Européenne pour jouer à Astérix, cela ne m’emballe pas beaucoup, surtout sans potion magique, sans gilet de sauvetage, sans parachute doré et sans assurance.

Côté USA, cela ne s’annonce pas non plus aussi simple, direct et joyeux qu’annoncé et promis à ses électeurs par Donald Trump.

Là aussi, je comprends la frustration et la colère d’une bonne partie de l’électorat américain. Ceux qui se sentaient ignorés et même méprisés depuis des années par les élites de la politique, des affaires et des médias, ne pouvaient pas être séduits par Hilary Clinton. Elle n’avait pas les qualités humaines ni les mots pour inspirer confiance et amour, sans parler du reste. Je vois bien en quoi Donald Trump, avec sa casquette rouge de camionneur, ses manières de macho beauf’ nouveau riche, sa façon de sortir des énormités déguisées en évidences, pouvait séduire tellement il rompait avec le style des gens en place.

C’était assez tentant comme slogan « L’Amérique d’abord » ou « Redonnons à l’Amérique sa grandeur » surtout quand on est un patriote de l’Amérique d’en bas et que l’Amérique d’en haut s’est complètement mondialisée, sans vous.

Mais les slogans ne sont que des slogans. Les plus courts étant les plus dangereux. Toujours cette foutue habitude de croire que tout peut être simple. « Y a plus qu’ à ». L’emballage était flatteur mais le mode d’emploi du programme de Trump manquait dans la boite. Il semblerait que Donald n’ait pas saisi la différence entre son talent à faire des affaires juteuses dans l’immobilier et le gouvernement compliqué d’un pays doté d’une constitution, de lois, d’un parlement, de sénateurs, et surtout confronté à de nombreux problèmes beaucoup plus complexes à résoudre que ne le pense le président.

ON VA EN PRENDRE POUR CINQ ANS MINIMUM.

Bref, c’est plus facile de promettre des grands changements que de les mener à bien. Et je ne regarde personne. Des promesses de rupture et de changement, on n’en a pas manqué ces dernières années en France. Mais à chaque fois tout a été compromis par les circonstances. Foutues circonstances !

Tout ça pour dire que si depuis cinq ans tu as pu sans risque manifester ta mauvaise humeur en votant pour les candidats Bleu Marine, ce coup-ci, ce n’est plus la même chose. Tout le monde, de gauche à droite et de bas en haut, a pigé qu’il y avait beaucoup trop de gens très mécontents pour que ça continue comme ça. Hollande et Sarkozy ont été dégagés, Juppé et Valls de même et ce n’est pas fini, va savoir. On n’a plus besoin d’un nouveau coup de gueule, d’un nouveau coup de poing sur la table, d’un nouveau coup de semonce. On a besoin de faire des choix judicieux.

L’heure est venue de se servir de toute son intelligence pour se prononcer sur le sérieux des solutions proposées par les uns et les autres. Pas seulement sur leur bonne gueule, leur sens de la répartie, leur appétit de pouvoir. Il va falloir étudier les programmes.

En vertu du principe de précaution qui incite à faire gaffe à ce dans quoi on se lance et à anticiper les conséquences de nos actes, il serait avisé de ne pas se contenter des shows politiques mis en scène pour la télévision, mais de passer plus de dix minutes au calme à étudier les différents programmes qu’on nous propose. Même ceux des candidats qu’on aimerait ne pas voir à la tête du pays, histoire d’avoir une idée de ce qui risque d’arriver, des fois que. Taillons et suçons nos crayons.

Le truc c’est d’étudier les programmes ou les propositions comme si c’était le choix d’un contrat de crédit et d’assurance que tu signais pour l’achat de ta prochaine maison. Le genre de document à éplucher dans le détail et où il ne faut pas oublier de lire même ce qui est écrit en petits caractères avant de signer. Rappelle-toi qu’on en prend au minimum pour cinq ans si ce n’est le double. Cela s’est déjà vu et même plus longtemps encore !

Il faut être vigilant avec les propositions les plus spectaculaires, « Méfiez-vous des offres trop alléchantes » comme on te le conseille sur leboncoin.fr. Il faut passer du temps sur les programmes qui proposent les plus grands changements. Même s’ils semblent évidents. Surtout s’ils semblent évident ! Peuvent-ils être appliqués ? Comment seront-ils financés, par qui ? Est-ce réaliste ? A-t-on bien évalué toutes les conséquences ? Qui s’y opposera ? Qui les mettra en place ? Et vu que nous ne sommes pas isolés du reste du monde sur notre île, comment réagiront nos partenaires ? Avec défiance ou avec bienveillance ? Qui seront nos meilleurs copains ? Et d’ailleurs face à ces mêmes problèmes, quelles solutions ont choisi nos voisins ? Tout est lié, même quand ça ne se voit pas. Tu tires sur une ficelle, tu n’as aucune idée des conséquences à l’autre bout du fil.

Depuis la nuit des temps on sait que l’histoire ne retourne jamais en arrière. Le passé ne reviendra jamais. Ce ne sera plus jamais comme avant. La nostalgie est un poison qui déforme le passé et fait croire à des mirages. L’âge d’or est une illusion qui  brille dans notre rétroviseur. L’âge d’or est toujours derrière, jamais devant. Demain on ne rasera pas gratis et celui qui travaille sera toujours plus fatigué que celui qui n’en fout pas une.

La démondialisation n’aura pas lieu. La mondialisation a gagné et il n’y a pas que des mauvais côtés. Ce qui a marché ici, hier, n’apporterait plus les mêmes résultats demain. Les temps changent. Ce ne sera plus jamais la première fois.

C’EST NOUS LES PATRONS.

On s’est déjà tous résigné, au moins une fois, à voter non pas pour soutenir un projet ou un candidat qui nous plaisait, mais au contraire, mais pour barrer la route à un autre projet ou un autre candidat dont on ne voulait surtout pas. Quand c’est comme ça, c’est la démocratie qui sombre dans la mauvaise politique.

Je ne recommencerai pas encore une fois. Je préfère voter pour, donner une chance à un projet, même sans grand enthousiasme, même sans grande conviction, même en pensant que c’est le moins mauvais choix, mais au moins voter pour quelque chose et plus contre.

Ce n’est pas ça la démocratie et la démocratie nous en sommes tous responsables. A nous de l’élever un peu plus haut en nous impliquant davantage. Je crois que ce coup-ci, il va falloir que l’on fasse un effort de lucidité, si l’on s’obstine à tirer la gueule et à rêver du temps jadis, cela va nous coûter très cher.

Si les choses ne marchent pas comme elles devraient en France, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas le représentant d’un parti de la bordure à l’Elysée (Marine Nationale ou Mélenchon l’Insoumis), c’est parce que nous continuons à croire aux solutions simplistes. Nous sommes des gaulois primitifs et paresseux, nous aimons la confrontation bloc contre bloc, le bras de fer comme à la taverne, plutôt que la négociation, l’entente ou la coalition. Oui, il y a des cons partout, dans tous les camps, mais ici et là il y a aussi quelques individus moins bornés, prêts à discuter, des fois qu’il en sorte quelque chose.

Les réformes c’est toujours inconfortable, mais on peut s’habituer. Mais chez nous, on ne veut pas s’habituer, on ne veut pas que les choses changent, on résiste comme un château de sable face à la marée. Les réformes nécessaires, les unes après les autres, d’où qu’elles viennent meurent asphyxiées dans l’œuf ou boitent car elles ont été amputées de ce qui aurait peut-être changé quelque chose. A tout prendre nous préférons maintenir un statu quo bancal pour pouvoir continuer à nous en plaindre. Tiens, la France me fait penser à un hypocondriaque qui refuse de se soigner parce que le sirop n’a pas un bon goût, qu’il ne supporte pas les suppositoires, que son beau-frère a souffert de troubles gastriques en prenant ce médicament etc.

Cette fois-ci, ne soyons ni naïfs, ni impulsifs. Il y a vraiment fort peu de chances pour qu’un parti venu des lisières du champ électoral remporte l’élection présidentielle, ni les législatives. Au lieu de se dire : « Ce coup-ci, on a mieux perdu qu’au coup d’avant… » pourquoi ne pas essayer de faire avancer le schmilblick ?

Bousculons tous les candidats s’il le faut, au lieu de boire leurs paroles ou de les conspuer. Imposons nos questions, questionnons leur programme, soyons exigeants sur leur réponse, mais écoutons-les, participons au débat le plus large. Réapprenons à être des républicains et des démocrates.

C’est le peuple qui fait les gouvernements. C’est le peuple le patron. C’est nous qui sommes les premiers responsables si nous mettons en place des incapables ou des combinards.

On ne le répètera jamais assez souvent, nous n’avons aucune excuse : « La démocratie est le système qui nous assure de ne pas être mieux gouvernés que nous le méritons. » G.B. Shaw

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