Notre petite soeur de Hirokazu Kore-eda

cdn.indiewire.comCe n’est pas moi qui le dit :

(…) sur cette musique-là, Notre petite sœur pourrait durer éternellement : sa légèreté, sa justesse de ton, la sensation d’élégance féminine qui émane de chacune de ses scènes en font un objet toujours susceptible de fleurir et raconter d’autres histoires qui nous conquerraient certainement tout autant, tant qu’elles parviennent à nouer aussi naturellement le léger et le grave, le naïf et le tragique, la maison de poupées et les ébranlements familiaux. (Les Inrocks).

(…) Adaptée d’un manga d’Akimi Yoshida, l’intrigue fait penser à du Tchekhov allongé à l’ombre des cerisiers en fleur. Une nouvelle fois, le cinéaste japonais fait montre d’une poésie étonnante pour peindre les petits faits, les petits gestes, les sourires et les brouilles de personnages qui tentent de plier les contraintes de la vie à leur vision du monde (solidarité, amour, humour, tolérance). Dialogues justes, mise en scène retenue, image lumineuse. Un grand film délicat. (L’Express)

(…) Généreux, espiègle ou apaisé, le film invite le spectateur à prendre place au sein de cette petite communauté bienveillante, filmée avec beaucoup de grâce. Sous l’apparente légèreté, Kore-Eda glisse pourtant un propos plus douloureux sur les liens du sang, les sacrifices consentis, les frustrations, les choix moraux d’une existence. « Certains dialogues, apparemment anodins et fluides, sous-tendent une rupture, note le réalisateur. Chaque spectateur, en fonction de sa propre expérience, se laissera happer par tel ou tel niveau d’interprétation. » C’est dire la finesse du jeu déployé par les quatre comédiennes, à commencer par la plus jeune, Suzu Hirose, d’une présence irradiante. (La Croix)

D’un autre côté : Le Monde chipote, Les Echos ergotent, Télérama pinaille, Le Nouvel Obs refuse de se lâcher, les Cahiers (du cinéma) caillotent.

Allez-y c’est subtil et délicat et on manque de subtilité et de délicatesse autour de nous.

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Auteur : L'homme à la cloche

"La question que les temps veules posent est bien: qu'est-ce qui résiste? Qu'est-ce qui résiste au marché, aux médias, à la peur, au cynisme, à la bêtise, à l'indignité?" Serge Daney

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