Monaco en fête : Pierre Casiraghi et Beatrice Borromeo se marient ce samedi.

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Un papier comme j’en lis peu, mais celui-ci mérite le temps passé à en savourer chaque ligne.

Le compte-rendu de mariage princier est un genre littéraire qui se perd, hélas. Cela exige une certaine aisance dans les pleins et les déliés, un rythme enlevé proche de la valse viennoise, une palette d’adjectifs toute en nuances et des connaissances approfondies sur les us et coutumes des ces grands oiseaux merveilleux qui ne sortent de leur réserve protégée qu’en de trop rares occasions pour apparaître aux yeux du grand public ébloui.

C’est beaucoup demander et il ne reste plus qu’une petite poignée de journalistes spécialisés de la presse écrite encore capables de nous restituer avec brio ces feux d’artifices pour alimenter nos rêves d’enfants. Ce n’est pas à la portée du premier venu. Cela n’a rien à voir avec les indignations faciles de Marianne, les petits éditos de Libé ou les révélations sulfureuses de Médiapart.

Isola Bella
La cérémonie religieuse aura lieu à Isola Bella, le palais de la famille Borromeo sur le lac Majeur, le 1er août. Elle sera précédée d’un bal, la veille.

Heureusement, faute de famille royale, il nous reste Monaco comme piste d’entraînement nationale. Car il y a « people » et « people ». Rédiger un papier sur le mariage  de Pierre Casiraghi et Béatrice Borromeo, c’est tout de même autre chose que de commenter les escapades en scooter et la vie sentimentale du gauche du président de la république libéral-social, la vie sexuelle turgescente des rappeurs et footballeurs, les clashes entre Katy Perry et Taylor Swift ou similaires, les amours en coulisses de Koh Lanta et autres reality shows.

Dans la catégorie « Beaux Mariages Princiers », j’attribue sans hésiter le César de la meilleure narration à la délicieuse enquête d’investigation de Stéphane Bern et Yann Bernard Guilbaud pour le Figaro Madame en date du 25 juillet. C’est richement documenté, cela pétille de malice millésimée Billecart-Salmon quand il faut. Saviez-vous  que Pierre est déjà un homme d’affaires très avisé et que Béatrice porte à gauche ? Encore bravo messieurs, je vous laisse remercier monsieur Serge D. et vos lecteurs, sans lesquels tout cela n’aurait pas été possible.

Savourez votre lecture, laissez fondre avant de retourner à la Grèce et au FMI, au prix de la viande et du lait, à la xylella fastidiosa et aux oliviers corses, au dopage dans le cyclisme et dans la politique, etc.

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Auteur : L'homme à la cloche

"La question que les temps veules posent est bien: qu'est-ce qui résiste? Qu'est-ce qui résiste au marché, aux médias, à la peur, au cynisme, à la bêtise, à l'indignité?" Serge Daney

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