Michael Moore’s Morning-After To-Do List

(see the complete list HERE)

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2. Fire all pundits, predictors, pollsters and anyone else in the media who had a narrative they wouldn’t let go of and refused to listen to or acknowledge what was really going on. Those same bloviators will now tell us we must « heal the divide » and « come together. » They will pull more hooey like that out of their ass in the days to come. Turn them off.

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4. Everyone must stop saying they are « stunned » and « shocked. » What you mean to say is that you were in a bubble and weren’t paying attention to your fellow Americans and their despair. YEARS of being neglected by both parties, the anger and the need for revenge against the system only grew. Along came a TV star they liked whose plan was to destroy both parties and tell them all « You’re fired! »

Trump’s victory is no surprise. He was never a joke. Treating him as one only strengthened him. He is both a creature and a creation of the media and the media will never own that.

(…)

FREE BONUS PACK : Steve Bell’s editorial cartoon in The Guardian.650

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Auteur : L'homme à la cloche

"La question que les temps veules posent est bien: qu'est-ce qui résiste? Qu'est-ce qui résiste au marché, aux médias, à la peur, au cynisme, à la bêtise, à l'indignité?" Serge Daney

6 pensées sur “Michael Moore’s Morning-After To-Do List”

  1. Tellement d’accord pour Bruce…
    Quand on y repense, Hillary Clinton a cru qu’avoir Donald Trump en face d’elle plutôt qu’un autre candidat républicain était une bénédiction.
    Trump a tenu le même raisonnement, sauf que lui avait raison : avoir Hillary Clinton en face de lui plutôt qu’un autre candidat démocrate était une bénédiction.
    Et faisait que soudain remporter la présidence devenait pour lui très possible.

    Je dois dire que ses propos extrêmement respectueux envers Clinton lors de son speech de victoire ainsi que ceux qu’il a tenu, presque élogieux, il y a quelques heures à la Maison Blanche au sujet d’Obama surprennent tout le monde. Par contre, voir des gens (de gauche oserons-nous dire) descendre dans la rue brûler des photo de Trump en appelant à la violence je trouve ça lamentable et indigne de ce que sont (étaient) supposé représenter le peuple démocrate. Quelle honte ! Si Trump avait perdu et que des partisans soient allés dans la rue brûler et insulter Hillary Clinton les médias n’auraient pas eut de mots assez durs pour eux mais là bizarrement ça passe comme une lettre à la poste, limite on leur trouve toutes les excuses du monde… J’ai peut-être tort mais moi ces images m’ont vraiment choquées.

  2. Les médias et les démocrates ont une très lourde responsabilité dans la victoire éclatante (même pas au finish) de Donald Trump. Ils ont dégagé Sanders pour Clinton en sachant très bien que les américains ne lui faisaient aucune confiance et ne voulaient pas d’elle (ce qui se comprend sans mal très franchement pour de nombreuses raisons). Les médias américains (selon une analyse récente 200 anti Trump contre 6 anti Hillary) ont été grotesques et lamentables, mais infiniment moins que Hillary elle-même et son staff dont la campagne restera comme l’une des plus médiocres jamais vue aux USA il me semble. Trop de gens ont cru qu’on pouvait prendre le peuple américain pour un troupeaux de crétins et que face au « vilain monsieur très grossier » ce n’était pas la peine de se fatiguer à avoir un bon programme etc. que ça allait se gagner tout seul… Sincèrement je suis bien sûr inquiet de ce que va donner la présidence de ce type qui n’a aucune expérience de la politique exercée et devient direct Président des USA mais plus encore je me dis que la défaite des démocrates était (hélas) amplement méritée. C’est bien fait pour eux, comme disent les gosses. Le souci évidemment c’est que la punition va durer plusieurs années et risque de coûter très cher aux américains, mais au reste du monde également…

    1. Yo man. 100% d’accord. A cette réserve prêt que je ne pense pas que Sanders pouvait gagner. Par contre je pense que si Hillary avait été plus attentive au succès de Sanders, elle aurait compris qu’il touchait un électorat qui lui échappait et dont elle allait impérativement avoir besoin pour gagner. Il fallait savoir parler et offrir quelque chose aux » sans-dents » américains en colère, du Sud, du Nord et du Centre. Excepté qu’elle ne sait pas et ne peut pas parler à des gens comme ça. Sanders aurait sans doute pu parler pour elle, clairement il n’a pas reçu les garanties nécessaires.
      Je pense qu’elle a cru (et ses conseillers sont les premiers à blâmer) qu’il serait suffisant de récupérer les votes des républicains modérés (l’establisment) hostiles à Trump.
      Même en ralliant tous les establishments, cela ne suffisait pas, non seulement cela mais les médias (blogueurs compris) au lieu de se payer un jeu de massacre facile, entre gens du même bord, sur les propos grotesques de Trump, auraient du se tourner bravement et directement vers ses électeurs pour les écouter et leur parler. Quand je m’en étonnais, j’ai plusieurs fois reçu comme réponse des pundits avisés que les électeurs de Trump n’étaient qu’un ramassis d’abrutis incurables avec un niveau d’éducation qui ferait honte dans une ZEP de Seine Saint-Denis… Le même tabac que l’on a si longtemps entendu ici dans la bouche de nos élites humanistes à propos des électeurs du FN.
      En fait, je pense que pour gagner, il aurait fallu que ce soit Bruce Springsteen le candidat et Hillary Clinton, la supporter.

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