Le médecin de famille de Lucia Puenzo.

Parce que j’aime bien le cinéma argentin. Parce que les critiques semblaient bonnes. Parce que je n’avais pas vraiment lu le sujet du film. J’ai vu cette petite chose triste et consternante, vaguement racoleuse, maniérée, prétentieuse, pataugeant dans son auto satisfaction : « je dénonce courageusement 50 ans plus tard, la complaisance de l’Argentine envers les nazis réfugiés au sein des nombreuses colonies allemandes ». La critique sans s’enflammer a plutôt trouvé le film de qualité, c’est très généreux. Note heureusement discordante, Guillaume Tion signe dans Libé un « Vite vu » fort bien vu.    « Le Médecin de famille de Lucía Puenzo (1 h 33) Dans l’Argentine des années 60, est-il possible d’héberger Josef Mengele sans s’en rendre compte, de surcroît lorsqu’on est allemande et enceinte de jumeaux ? Réponse de la réalisatrice Lucía Puenzo : oui. Car, au-delà du thriller faiblard sur la présence du bourreau d’Auschwitz dans l’hôtel tenu par la parturiente, le Médecin de famille brosse en creux l’histoire d’un pays complaisant où les réfugiés nazis massés en colonies vivaient presque au grand jour. «J’ai l’impression d’être rentré chez moi», sourit Mengele en contemplant un lac de Patagonie. Pour le reste, la réalisatrice suit la trace d’un «ange de la mort» banal, qui fait de jolis croquis anatomiques dans ses petits carnets et torture une ado à coups d’hormones de croissance, tout en forçant le trait du symbolisme à grand renfort de poupées (à assembler ou disloquer) et autres clairs-obscurs signifiants, incessants, complaisants là aussi. » Guillaume TION

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Auteur : L'homme à la cloche

"La question que les temps veules posent est bien: qu'est-ce qui résiste? Qu'est-ce qui résiste au marché, aux médias, à la peur, au cynisme, à la bêtise, à l'indignité?" Serge Daney

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