Dear white people & poor americans.

dearwhitepeople

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Petit film prétentieux, dénué d’humour, sentencieux et insupportablement bavard. La réalisation navigue entre la sitcom au troisième degré et la reality tv au second.  Le sujet touchera tout le monde surtout hors des USA : un catalogue éculé des troubles identitaires et des états d’âme (encore et toujours) des jeunes élites américaines noires, blanches et gays dans leur – impitoyable – course à la réussite sur leur first class campus (curieusement il n’y a pas de mexicain ni de juif  dans la joyeuse troupe de yuppies …) . Justin Simien serait, nous dit-on, le nouveau Spike Lee. C’est très dur pour Spike Lee, même si, mais quand même !

Le détail qui tue : après que deux des personnages se soient selon toute vraisemblance envoyés en l’air (mais on a rien vu) , on a droit à un gros plan de la table de chevet avec l’étui de préservatif déchiré (nous sommes donc rassurés, la chose s’est déroulée dans de bonnes conditions de prophylaxie). Le reste est aussi subtil.

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Auteur : L'homme à la cloche

"La question que les temps veules posent est bien: qu'est-ce qui résiste? Qu'est-ce qui résiste au marché, aux médias, à la peur, au cynisme, à la bêtise, à l'indignité?" Serge Daney

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