Dans la cour (d’honneur).

photo-Dans-la-cour-2013-2Tout le bien qu’en dit la critique et l’enthousiasme du public sont pleinement justifiés. Film rare et même précieux par la grâce de l’équilibre entre comédie et drame. Mise en scène discrète, précise, légère, toujours élégante. Acteurs formidables. Catherine Deneuve magnifique, au sommet de son art. Un seul petit couac : l’affiche du film. Dommage.

Pour ceux que cela intéresse, le poème que lit Gustave Kervern vers la fin du film s’intitule « Dormir » il figure dans le recueil « La vitesse foudroyante du passé » de  Raymond Carver (Editions de l’Olivier). En anglais le recueil s’intitule « Ultramarine » et le poème en V.O. est celui-ci :

Sleeping

He slept on his hands.
On a rock.
On his feet.
On someone else’s feet.
He slept on buses, trains, in airplanes.
Slept on duty.
Slept beside the road.
Slept on a sack of apples.
He slept in a pay toilet.
In a hayloft.
In the Super Dome.
Slept in a Jaguar, and in the back of a pickup.
Slept in theaters.
In jail.
On boats.
He slept in line shacks and, once, in a castle.
Slept in the rain.
In blistering sun he slept.
On horseback.
He slept in chairs, churches, in fancy hotels.
He slept under strange roofs all his life.
Now he sleeps under the earth.
Sleeps on and on.
Like an old king.

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Auteur : L'homme à la cloche

"La question que les temps veules posent est bien: qu'est-ce qui résiste? Qu'est-ce qui résiste au marché, aux médias, à la peur, au cynisme, à la bêtise, à l'indignité?" Serge Daney

1 pensée sur “Dans la cour (d’honneur).”

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