La culture n’a pas d’identité.

couv_jullienLe philosophe François Jullien  publie à chaud  un opuscule consacré à un sujet brulant : le rapport culture et identité.

Un sujet comme on dit « au coeur du débat d’idées » et dont on n’a pas fini d’entendre parler dans le brillant contexte électoral français lequel illumine nos journées par un  feu d’artifice continu d’idées nouvelles, de propositions audacieuses, de visions d’avenir,  de considérations subtiles et de réformes généreuses.

Libération a publié récemment une interview de François Jullien qui illustre sa façon limpide d’envisager la revitalisation de nos cultures par l’exploitation et l’échange de nos ressources au lieu de les barricader derrière une ligne Maginot fantasmée.   Comme je partage tout à fait cette conception dynamique, je vous recommande non seulement la lecture de l’article, mais surtout l’acquisition de l’ouvrage.

Vous y découvrirez ce qui distingue l’universel de l’uniforme et du commun ; le leurre de l’identité fermée, la stérilité de la différence, la pauvreté dangereuse du semblable, la richesse infinie des ressources et la fécondité de l’écart et des mises en tension qui nourrissent les cultures.

100 pages. 7,50 €. Au prix de la page, vous avez certainement lu pire pour beaucoup plus cher.

Vient d’obtenir à l’unanimité le prestigieux Prix Boojum 2016 de Philosophie décerné par l’unique membre perpétuel de l’Académie Carrollienne de Boojumie.

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