Terminus. « The thrill is gone… »

Ici s’achève ce blog.

2010-2017- Environ 1 500 posts et une certaine lassitude.

« Trop de morceaux de musique finissent trop longtemps après la fin. »

Igor Stravinsky

 

Here ends this blog.

2010-2017 – Around 1 500 posts and a growing lassitude.

“Too many pieces of music finish too long after the end.”

Igor Stravinsky

Share

« Chaque problème complexe a une solution claire, simple et erronée » H.L. Mencken.

Manuel Valls, ex-vizir contrarié de l’ancien calife, déclare le 7 mars 2016 au dîner du CRIF : «Il y a l’antisémitisme et il y a l’antisionisme, c’est-à-dire tout simplement le synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël.»

Emmanuel Macron, César des Gaules, Pontifex maximus, Grand Timonier, Guide Suprême de la Nation, lors de la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv, en présence du premier ministre israélien « Bibi » Benyamin Netanyahu, le 16 juillet 2017, affirme : « Nous ne cèderons rien à l’antisionisme car il est la forme réinventée de l’antisémitisme. »

A tous ceux qui pensent que le sionisme est une notion historique évolutive et complexe, à la fois nationalisme et idéologie, avec des compréhensions et des pratiques politiques différenciées dans le temps et selon les adeptes, et que par conséquent l’antisionisme est un terme dont le sens est variable et susceptible de différentes interprétations plus ou moins radicales selon les lieux, les époques et les auteurs, il vient d’être apporté un démenti pur et dur du plus haut de l’état.

J’en entends qui jubilent : « C’est enfin clair et net, depuis le temps qu’on vous le répète, ça crève les yeux, c’est simple comme bonjour, à la portée d’un goy de 4 ans, y a pas à couper un prépuce en quatre et à compliquer les choses : Si t’es pas sioniste, c’est que tu détestes les juifs. T’es qu’un putain d’antisémite. Si t’es juif et que tu kiffes pas Israël, c’est que t’es un grand malade (un naze ashkénaze bolcho) et que t’as la haine de toi qui te pourrit le cerveau. »

Puisque antisionisme = antisémitisme, il sera donc désormais illégal en France de critiquer publiquement le sionisme et tout particulièrement d’émettre des réserves sur les pratiques des défenseurs du sionisme tel que mis en œuvre actuellement en marge du droit international par l’état d’Israël, au hasard et par exemple le développement constant des colonies en Cisjordanie occupée. Critiquer cela équivaut peu ou prou à tenir des propos antisémites.

Toute critique politique, morale ou idéologique du sionisme sera de facto et qu’on le veuille ou non assimilée à un appel à la haine des juifs, à la remise en cause de l’existence même de l’état hébreu, à la volonté de rejeter les juifs à la mer et donc à l’apologie de l’antisémitisme et de l’extermination des juifs.

Une expression publique pouvant être interprétée comme portant atteinte à l’honneur des défenseurs du sionisme sera jugée diffamatoire et outrageante, elle sera donc passible d’une peine d’emprisonnement jusqu’à six mois et de 22 500 € d’amende (art. 29 alinéa 2 et 33 alinéa 3 de la loi du 29 juillet 1881). Si les propos tenus peuvent être compris comme encourageant à la discrimination envers les tenants du sionisme, l’auteur pourra encourir jusqu’à un an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende (art. 24 alinéa 6 et 8 de la loi du 29 juillet 1881).

Par conséquent et comme je ne suis pas un héros que l’on ne compte pas sur moi pour vous inciter à lire l’article très construit : Antisionisme et antisémitisme ne sont pas synonymes. Réflexions critiques autour d’une dangereuse confusion de Michel Staszewski qui peut librement dire ce qu’il pense lui, puisqu’il a la chance d’être belge.

Share

Ces trucs que l’on ne voulait pas dire comme ça, mais que l’on a bien dit comme ça et que l’on ne peut pas effacer et qui restent et qui durent et qui te collent à la peau pour toujours.

« Cet attentat odieux voulait frapper les Israélites qui se rendaient à la synagogue et qui a frappé des Français innocents qui traversaient la rue Copernic… », Raymond Barre, quidam banal habitant le quartier, le 3 octobre 1981.

 

 » Comment voulez-vous que le travailleur français qui habite à la Goutte-d’or où je me promenais avec Alain Juppé il y a trois ou quatre jours, qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15 000 francs, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50 000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler ! Si vous ajoutez à cela le bruit et l’odeur, eh bien le travailleur français sur le palier devient fou. Et il faut le comprendre, si vous y étiez, vous auriez la même réaction. Et ce n’est pas être raciste que de dire cela. » Jacques Chirac, simple badaud, promeneur-humaniste, le 19 juin 1991.

 

« Enfin… tout le monde a une Rolex. Si à cinquante ans, on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie ! » Jacques Seguela, modeste vendeur représentant placier en horlogerie bling-bling, 13 février 2009.

« Dans une gare, vous croisez des gens qui réussissent et d’autres qui ne sont rien. » Emmanuel Macron, marcheur réussisseur; usager de la SNCF (?), le 29 juin 2017.

 

Et bien, celle-là, brillant jeune homme, tu peux te la tatouer sur le front, au nom de tous les « nobody » qui hantent les gares, je ne suis pas prêt de l’oublier !

Share