Simone, admirée.

 » (…) Je m’accoutumai à entendre les hommes croisés ici ou là me dire : « Ma femme a tellement d’admiration pour vous. » Le sens du propos ne m’échappait pas : ma femme vous admire, mais pas moi. (…) » S. Veil

Parmi le riche florilège des hommages émus et appuyés provenant de toute la classe politique (Mélenchon en larmes dans les bras de Marine le Pen bouleversée…), j’en relève un qui de façon inattendue m’a touché plus que d’autres.  Je le reproduis ci-dessous.

Simone Veil est morte. La France se désole et s’étonne qu’elle ait pu mourir tant son image, malgré le temps qui passe, était restée inaltérable. Pourtant Simone Veil aurait pu mourir beaucoup plus tôt car elle avait été condamnée à mort, il y a soixante-douze ans, par le nazisme. Elle était juive, elle avait seize ans, elle n’avait donc pas le droit de vivre aux yeux de ceux qui avaient planifié la solution finale pour pouvoir exterminer tout un peuple à une échelle industrielle.

Simone Veil aurait dû mourir, elle aurait pu mourir comme elle avait vu mourir ces femmes et ces enfants que l’on envoyait prendre des douches dont on ne revenait jamais. Elle aurait pu mourir, comme son père, comme son frère ou encore comme sa mère, de fatigue, de froid et d’épuisement sur le bord des chemins empruntés par des millions de déportés dans les marches de la mort.

Simone Veil n’est pas morte, elle a survécu, puis elle a fait mieux, elle a vécu et elle a choisi de consacrer au bien commun cette vie qu’elle avait gagnée contre le mal absolu à force de courage, de volonté, de ténacité et d’intelligence. Simone Veil n’est pas morte, elle s’est mariée, elle a fondé une famille, elle a travaillé, elle s’est engagée.

À une époque où les gouvernements français étaient encore des clubs politiques réservés aux hommes, elle est devenue ministre de Valéry Giscard d’Estaing et s’est imposée dans un combat qui a marqué l’Histoire de notre société. Elle ne s’est pas élevée contre un dogme ou des convictions religieuses qu’elle respectait profondément mais elle s’est levée pour combattre la souffrance et une souffrance qui lui était particulièrement insupportable, la souffrance silencieuse des femmes.

Simone Veil, en effet, n’était pas une idéologue car elle avait payé du prix le plus élevé la folie des idéologues. Du haut de la tribune de l’Assemblée Nationale, Simone Veil a simplement dit que la République ne pouvait pas continuer à fermer les yeux sur 300 000 avortements qui se pratiquaient chaque année clandestinement. Elle a simplement dit que la République ne pouvait plus accepter que des femmes meurent dans des souffrances abominables parce qu’elles n’avaient pas les moyens de prendre un avion et de se payer un séjour dans une clinique privée à l’étranger. Simone Veil a fait ce qu’elle croyait juste et même si elle a essuyé des insultes qui déshonoraient ceux qui les lui lançaient en pleine face, elle a su trouver une majorité qui allait au-delà des clivages politiques. Ce jour-là, elle a fait ce qu’elle considérait être son devoir. Rien de plus et ce fut sa grandeur.

Simone Veil s’est aussi engagée dans la vie politique pour défendre une idée, une idée qui lui paraissait plus grande qu’elle-même, plus importante que son propre destin politique dont elle n’a jamais fait un objectif. Cette idée, ce combat, c’était la construction européenne. Cette femme qui aurait pu entretenir à l’égard de l’Allemagne une méfiance instinctive et même un ressentiment inextinguible a été élue Présidente du Parlement Européen par des députés français et allemands. Simone Veil avait la conviction profonde, une conviction forgée par le drame de sa vie, – cette vie qui a donné le titre de son plus beau livre -, que seule la construction européenne permettrait au continent d’échapper aux démons de la guerre et de la haine et que sans une amitié franco-allemande sans faille, il n’y aurait de place ni pour la paix, ni pour l’Europe. Dans les années 1990, le retour de la guerre dans les Balkans, au cœur même du continent européen, fut pour elle comme un coup de semonce. Il rappelait que le combat pour une Europe politique, forte, efficace et gouvernée, était le seul rempart contre le retour du passé.

Simone Veil n’est pas morte car après s’être retirée de la vie politique, elle a consacré son énergie au devoir de mémoire. Mémoire des siens et mémoire de l’holocauste qui les avait dévorés. J’ai été heureux, comme une immense majorité de Français, de la voir entrer à l’Académie Française pour y devenir, là encore, une des rares immortelles de sa génération comme j’ai été fier, je l’avoue, d’obtenir une modification du code de la Légion d’Honneur pour qu’elle puisse être élevée à la dignité de Grand officier sans avoir reçu les grades inférieurs. La France de Claudel, de Racine et de Napoléon rendait hommage à cette femme qui, même dans les camps de la mort, n’avait jamais abdiqué et avait toujours défendu la dignité humaine en refusant de baisser les yeux. Simone Veil avait la dimension d’une femme d’État car son humanité ne lui interdisait jamais d’être, lorsque la situation l’exigeait, d’une très grande fermeté.

J’ai connu Simone Veil, j’ai admiré Simone Veil et je veux l’écrire ici, j’ai aimé Simone Veil dont l’amitié ne m’a jamais fait défaut. Son regard bleu pouvait exprimer l’autorité et même la colère mais il y brillait toujours une grande bonté et la lueur de l’espoir.

Simone Veil est partie rejoindre son mari Antoine avec lequel elle formait un couple hors du commun mais elle n’est pas morte car son action comme son souvenir oblige tous ceux qui l’ont admirée et aimée. En effet, ce souvenir aujourd’hui nous oblige, comme il oblige l’Europe qu’elle a servie à rester à la hauteur du témoignage de courage et de volonté qu’elle nous laisse.

Nicolas Sarkozy.

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GUSTAVE MIKLOS. Un trésor trop bien caché.

 

Gustave Miklos. Budapest 1888 – Oyonnax 1967

(Texte de la Galerie Marcilhac- Paris)

Gustave Miklos, né le 30 juin 1888 à Budapest, est originaire d’une famille modeste et rien ne laissait présager de son destin d’artiste. Mais très tôt, apparaissent chez lui des dispositions pour le dessin et ses parents décident de lui faire poursuivre ses études secondaires. En 1904, il s’inscrit à l’Ecole Royale des Arts Décoratifs. L’enseignement y est plus technique qu’à l’Ecole des Beaux-Arts, et il y fait la connaissance de Joseph Csaky, lequel devient son ami. Les deux compères se retrouvent dès lors régulièrement pour parler philosophie, art et musique, passion pour laquelle il sera conduit à réaliser diverses sculptures dédiées à Chopin ou à Liszt. De même, son attrait pour la philosophie laissait à penser qu’il y avait certainement chez lui une tendance très nette à la réflexion. Entre 1904 et 1906, il complète son éducation à l’Académie de Munich dans le domaine de la peinture. Puis c’est en 1909 qu’à la suite de son ami Csaky, il se décide à partir à Paris et est hébergé par ce dernier à La Ruche, une résidence d’artistes. Dès son arrivée, il fréquenta l’Ecole Spéciale d’Architecture sans y être inscrit. Désireux de s’initier à la nouvelle école du cubisme, il suivit à l’Académie de La Palette, les cours du peintre Henri Le Fauconnier, et plus tard, il fréquenta l’atelier Jean Metzinger.

Au Salon d’Automne de 1910, il expose pour la toute première fois ses oeuvres, et dans ses carnets d’études de 1911, ses dessins deviennent de plus en plus cubistes. Lorsque la Première Guerre mondiale est déclarée, il poursuit sa destinée en Afrique du Nord, en Grèce et en Macédoine, dans des contrées qui auront une influence déterminante sur son travail. De retour à Paris en 1919, il peindra, dessinera, puis sculptera les élégantes et hiératiques figures féminines qui marqueront si fortement son style. Les émaux qu’il réalise en 1921 seront marqués autant par les influences byzantines que cubistes. L’attrait de Miklos pour l’émail, l’or, l’argent, la turquoise – qui se manifeste dès les premiers objets qu’il va concevoir, après la guerre, pour Jacques Doucet – trouve sans doute sa source au cours de ces cinq années de pérégrinations dues à la guerre.

En 1919, il retrouve enfin son atelier parisien qui a été dévasté. Pourtant, il ne se démotive pas et se remet à peindre, fait de nombreuses rencontres et savoure le goût de vivre. Il passe progressivement de la peinture à l’illustration et à la décoration, et enfin à la sculpture ; il s’initie à la technique du laque auprès de l’artisan André Brugier, et par ce biais, il rencontre Jean Dunand, dinandier et laqueur émérite. En 1920, il propose au peintre Pierre Frémond, qui a lancé un atelier et commerce d’objets de piété, de remettre au goût du jour l’art de l’émail, tout en réalisant lui-même les dessins. Ses premiers émaux sur plaque d’argent seront exposés en 1923 à la galerie L’Effort moderne, dirigée par le marchand Léonce Rosenberg. Il collabore parallèlement avec le graveur F.-L. Schmied, à la réalisation de reliures. En 1921, il est repéré au Salon des Indépendants par Jacques Doucet, lequel lui demande de travailler pour lui comme assistant de Pierre Legrain. Il démarre d’abord par des projets de tapis, puis réalise des objets. L’exécution de travaux pour Doucet met l’artiste à l’abri du besoin et il va pouvoir désormais utiliser une part de son temps et de son argent pour s’adonner à la sculpture, notamment en bronze coulé à la cire perdue. En 1923, Léonce Rosenberg consacre une exposition personnelle à Miklos, relatant le travail accompli depuis 1920 lequel s’inscrit dans la lignée du cubisme. Son vocabulaire décoratif, le distinguant clairement des autres, est issu d’un savant mélange de l’art viennois, du cubisme, de l’abstraction géométrique et de l’art byzantin, tous éléments qui constituent les bases du style Art Déco, dont il est permis d’affirmer que Miklos est sans conteste un de ses grands inspirateurs sinon un des pionniers.

Entre 1923 et 1928, le succès frappe enfin à la porte de Miklos. Il participe notamment à la réalisation du pavillon « Une Ambassade française » lors de l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs Industriels et Modernes de 1925. En 1928, il est exposé à la galerie La Renaissance, rue Royale à Paris. Il fit encore partie de l’Union des Artistes Modernes, dont il participa à la création. Il sera ensuite présent à toutes les expositions de l’Union. A côté de cela, il s’est fait une clientèle d’amateurs privés qui lui permettent de vivre aisément. Néanmoins, la crise de 1929 ne l’épargnera pas et il devra affronter des difficultés financières. A partir de 1935, sa production s’oriente vers des œuvres plus monumentales et allégoriques et en 1937, il participe à l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs. En 1940, après la déclaration de guerre, il est réquisitionné en qualité de professeur auxiliaire pour l’enseignement du dessin d’art à Oyonnax, petite ville du Jura. Même s’il n’apprécie pas ce changement, il y reste jusqu’à sa mort, le 5 mars 1967.

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CANDIDATE ISSUE DE LA SOCIÉTÉ CIVILE, ORIGINE CERTIFIÉE ET GARANTIE.

Floralie Desmirel-Convenu, 35 ans, est native de la société civile.

Floralie est née dans le quartier bourgeois de Beauregard. Après des études de lettres dans un lycée privé de la ville, elle poursuit sa formation dans une grande école de commerce dont elle sort avec un mastère. Floralie intègre alors une entreprise française leader dans la distribution de spiritueux. Rapidement, elle gravit quelques échelons, mais alors qu’elle est assistante de chef de produit elle rencontre son mari publicitaire. Révélation, elle décide après avoir donné naissance à leur premier enfant (Emma) de changer l’orientation de sa carrière et s’essaie à la publicité en tant que rédactrice free-lance. La gloire et le lucre sont rarement promis aux créatifs free-lance, aussi lorsque grâce à son relationnel familial elle a la possibilité d’intégrer une entreprise locale dynamique de prêt-à-porter à la mode pour s’occuper de la communication, elle n’hésite pas et accepte le poste. Dix huit mois plus tard elle donne naissance à Raphaël.

Dans le petit monde dynamique de Floralie on s’enthousiasme assez vite pour Emmanuel Macron et peu avant les présidentielles, avec quelques ami(e)s, elle franchit le pas de l’engagement et rejoint le mouvement En Marche. Macron est élu président, c’est l’euphorie. De  réunion en réunion, elle se pique au jeu, prend de l’assurance, elle met en avant ses qualités relationnelles et de communicante, sa connaissance du monde de l’entreprise, et se sentant soutenue par son entourage, elle tente un truc vraiment fou – elle n’y croit qu’à moitié mais tout de même, elle pose sa candidature  à la commission pour devenir candidate L.R.E.M. aux législatives.

Oh stupeur, oh tremblements, parmi 34 candidats, ça marche, elle est retenue ! La voilà désormais officiellement investie candidate L.R.E.M.  dans ma circonscription. Fierté de sa mère, joie des enfants, respect des voisins, applaudissements de tous les copains.

Affiche officielle , regard franc, sourire engageant avec la présence rassurante du président photoshoppé en arrière plan. Déclaration stéréotypée de la candidate au dos d’un tract distribué ici et là. Un Renault Kangoo blanc couvert d’affiches stationne dans les différents quartiers, près des marchés, dans les centres commerciaux etc. Interviews légers, mais avec photo dans les médias locaux. Mur Facebook rapidement monté. On soutient, on like, mais tout cela reste raisonnable.

15 candidats se disputent la circonscription : 3 sont des chevaux de retour (L.R., P.S., F.N.),   les 12 autres dont 4 trotsko-bolchévistes et 2 socio-écologistes, sont des inconnus complets tout comme elle. Mais très clairement, dans la lumière dorée des soirs de l’été approchant, surfant sur la vague du renouveau, portée par la houle de l’unanimité populaire, poussée par le vent de l’histoire, elle a plus qu’une bonne chance de devenir ma députée.

Oui, mais voilà : Ai-je vraiment envie de voter Floralie Desmirel-Convenu ?

Parce qu’elle vient de la société civile ?

Dois-je voter F.D.C. parce que c’est une femme ?

Parce qu’elle n’a aucune expérience politique ?

Parce qu’elle est près du peuple ?

Parce qu’elle sera une bonne représentante de la circonscription ?

Ou tout simplement parce qu’elle a été désignée par le comité de sélection de L.R.E.M ? Après l’âge des députés « godillots » est-ce désormais l’heure des députés en Converse ?

Député d’hier.
Député d’aujourd’hui.

L’argument du  « y a pas à tortiller, il faut donner une majorité au président, peu importe qui sont les députés, ils se formeront sur le tas » ne me satisfait pas beaucoup. Et si je vous dis que  cette soudaine nouvelle « qualité » de député, ce nouveau label tant attendu et vanté de : « Candidat issu de la société civile » comme on dit « Garanti sans OGM » ou « Élevé en plein air« , ne m’emballe pas plus que ça ?

Que finalement, je ne vois là aucun talent particulier, aucune conviction, aucune vocation, aucune implication, aucune  légitimité ou vertu remarquables. Je ne vois que du grand banal, quelqu’un qui suit simplement la tendance porteuse du moment et cela ne me suffit pas pour glisser avec conviction un bulletin à son nom dans l’urne.

Je suis comme beaucoup d’électeurs favorable à l’idée de renouvellement et de rajeunissement de l’effectif, je suis pour soutenir le président et lui donner les moyens de mener les réformes contenues dans son projet. Mais face au bulletin de vote « Floralie DESMIREL-CONVENU. Candidate La République en Marche »,  je ressens soudain comme un vide, un grand blanc. Mais d’où lui vient ce soudain enthousiasme pour la politique et la députation, elle qui ne « vient » pas du monde associatif, par exemple ?

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Juin 1967- Juin 2017. Triste anniversaire.

Je sens que je vais me faire des amis.

1967-2017. Cela fait donc 50 ans.

Qui n’a pas vu les images spectaculaires devenues légendaires et même mythiques pour beaucoup  de la victoire éclair d’Israël dans la Guerre des Six-jours ?

Photo Gilles Caron

Voilà l’origine des fameuses frontières de 1967 encore évoquées 50 ans plus tard comme base de négociation pour de la création d’état palestinien qui tel l’horizon plus on essaie de s’en approcher plus il s’éloigne.

1967-2017, mis à part le désert du Néguev restitué à l’Égypte et la bande de Gaza évacuée, la Cisjordanie elle, est toujours occupée. Les gouvernements israéliens et les résolutions internationales passent, mais la colonisation continue de façon ininterrompue (400 000 colons recensés en 2014).

1967-2017. Il y a sans doute matière à célébrer pour ceux qui estiment avoir quelque chose à fêter mais il y a aussi matière à mémoire douloureuse pour ceux, de part et d’autre des checkpoints, qui espèrent encore qu’un accord, un jour, permettra au moins à leurs enfants de vivre sereinement avec leurs voisins en pensant à autre chose.

Bien que cela me sera de toute façon reproché, je soumets tout de même une carte, une carte recherchée avec beaucoup de prudence pour ne pas être suspectée de complaisance avec « l’adversaire ». C’est une carte des restrictions d’accès  appliquées aux territoires occupés, établie par Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA). J’entends déjà les protestations sur le manque évident d’objectivité de ce bureau, et des Nations-Unies en général, etc. Qu’importe, une carte donc que voici.

En téléchargeant ce fichier qui est en .pdf  West_Bank_Access_Restrictions, vous pourrez l’agrandir de façon importante et vous retrouverez en détails, le mur, les limites des colonies, telles qu’en 2014, et bien d’autres informations utiles et importantes. La carte comme souvent parle d’elle-même, donc regardez-la attentivement et no comment.
1967-2017. A l’occasion de ce 50e anniversaire, Harper Collins publie sous la direction de Ayelet Waldman et Michael Chabon (Prix Pulitzer 2016), KINGDOM OF OLIVES AND ASH, (Un royaume d’olives et de cendres) un formidable recueil de témoignages d’écrivains de tous horizons à propos de leurs rencontres en Cisjordanie et de leur expérience de ce qu’est la vie quotidienne dans les territoires occupés.
L’ouvrage a été réalisés avec le concours de l’organisation non-gouvernementale israélienne BREAKING THE SILENCE, association de vétérans de l’armée israélienne qui diffuse de façon anonyme les témoignages des expériences vécues par des soldats dans les territoires occupés afin de rompre le mur de silence entourant ce sujet en Israël.
Parmi les auteurs figurent : Michael Chabon (USA), Mario Vargas Llosa (Peru), Maylis de  Kérangal (France), Colum McCann (Irlande) etc.

En p.j., téléchargeable illico, en .pdf, à l’œil, mais toujours en anglais, le superbe récit de Michael Chabon : The Tallest Man in Ramallah.

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