Marine n’est qu’une intégriste radicale au petit pied.

Le marinisme n’est rien d’autre que la version abâtardie du noble culte des ancêtres, du fervent culte de la souche mythique, du saint culte de la pureté du sang et de la défense de la supériorité de la race des Francs  (hélas originaires de Pannonie, c’est à dire de Hongrie, but nobody’s perfect).

Marine peut-elle sérieusement se prétendre digne descendante de la grande lignée Mérovingienne, celle de Clodion, premier roi des Francs-Saliens, père du légendaire roi Mérovée, lui-même probable paternel de Childeric 1er et donc grand-père de Clovis, j’en doute. Marine une Franc-Salienne garantie d’origine ? De la pièce low-cost d’importation !  Je lui trouve des allures pas franches, des sourires troubles et des postures de caissière de la Brasserie du Commerce.

Ah Clovis… Qui dit Clovis pense aussitôt à Sainte Geneviève, sa grande copine ! Sainte Geneviève (hélas née d’une mère Grecque, but nobody’s perfect) qui âgée de 28 ans  du haut des remparts de Lutèce repoussa seule et sans armes, en 451, le terrible barbu Attila qui sentait le barbare danubien en rut et ses hordes de Huns carnivores !

Sainte Geneviève, non seulement sainte patronne de Paris et de Nanterre, mais également sainte patronne de la Gendarmerie Nationale (mais si, je vous assure, je n’invente rien [1])

Notre bon roi Clovis qui peu de temps après l’épisode malheureux du vase de Soissons dont les morceaux furent tout de même restitués à l’évêque Remy (ultérieurement canonisé) décida de se convertir au christianisme.

 » – (…) Mesdames et messieurs, nous sommes le 25 décembre 499, ici Léon Zitrone en direct de Reims où c’est par un froid glacial que vont se dérouler d’ici quelques minutes les cérémonies du baptême de notre bon roi Clovis ainsi que celui de 3 000 de ses Gens d’armes. On me glisse qu’ils seraient 6 000 selon la chronique de mon confrère et historien Frédégaire qui commente pour une antenne concurrente, mais permettez-moi d’en douter car l’on connaît la faiblesse de Frédégaire pour la cervoise dés le matin. Je vois assise au première rang Sainte Clotilde, reine des Francs, épouse de Clovis. La première dame dont on dit qu’elle serait l’instigatrice de ce baptême porte à son habitude une longue cape bleue sur une simple chasuble de lainage brun. Mais voilà que je distingue un mouvement à la lueur des bougies, c’est saint Rémy qui s’avance vers l’autel où le souverain devrait le rejoindre dans quelques instant pour être oint des saintes huiles . (…) » Document inédit. Archive de l’ I.N.A.

Tout cela plus d’un siècle avant qu’à 40 ans (!) dans un bled paumé au milieu d’un désert à chameaux, un vague commerçant prénommé Mahomet, ayant épousé une veuve fortunée, après avoir fumé un pétard de shit caché dans une grotte, décrète que l’archange Gabriel (localement appelé : رائيل ) a fait de lui un nouveau prophète ! De qui se moque-t-on ?

Pas besoin de vous faire un dessin. L’histoire a parlé. Les Francs constituent une race supérieure. Et je n’ai même pas parlé de Roland à Roncevaux, de Charles Martel, ni de Jeanne d’Arc.

Donc, rien de plus normal que de vouloir aujourd’hui, où tout fout le camp, rester entre nous Français et surtout Francs de souche. Je rappelle que la souche c’est la base du tronc de l’arbre ainsi que ses racines, rien à voir avec les parasites, les lianes, les champignons de toutes les couleurs, les insectes rampants et volants qui abusivement s’installent dessus à son insu pour lui sucer la sève.

Malheureusement Marine n’est qu’une intégriste de salon. Une protectionniste de garde-barrière. Son opportunisme mercantile pour séduire et acheter les votes d’un vain peuple de vieillards apeurés et d’enfants de choeur est indigne de notre beau pays. Son programme racoleur en 14 points, n’est qu’une copie de la garantie Darty , un programme dégradant, offensant pour la cause nationale.

Retrouvons la vision, le souffle et l’ambition de nos grands dirigeants historiques Charlemagne, Saint-Louis, Louis XI, Lyautey…. Il est temps de revendiquer et imposer un véritable intégrisme national français pour l’opposer aux nuées de fous furieux du salafisme oriental qui nous menacent de toute part et même se cachent en notre sein.

NOUS, PREUX DESCENDANTS DES VALEUREUX FRANCS VÉRITABLES, EXIGEONS FISSA FISSA :

  • Fermeture des frontières.
  • Rétablissement du Franc dit Franc National.
  • Obligation de visa payant pour tous les entrants.
  • Déclaration de devises à l’entrée et à la sortie, obligation de minimum de change en fonction de la durée du séjour.
  • Contrôle d’identité à l’entrée de toutes les villes de plus de 50 000 habitants.
  • Nouvelle carte nationale d’identité mentionnant l’ethnie, la religion et l’orientation sexuelle.
  • Taxe sur toutes les importations.
  • Suppression du droit du sol.
  • Suppression de l’ISF.
  • Suppression de l’impôt sur les héritages.
  • Taxation des couples sans enfants
  • Interdiction de la contraception et de l’IVG.
  • Suppression des taxes sur le tabac, l’alcool, les permis de pêche et de chasse.
  • Taxation des nourritures halal et kocher.
  • Rétablissement de la peine de mort et du bannissement.
  • Rétablissement des bagnes d’outremer, des travaux forcés et des galères républicaines.
  • Privatisation de la sécurité sociale et des prisons..
  • Suppression des pistes cyclables.
  • Priorité aux caisses des supermarchés et pour les places de stationnement pour les Français de souche
  • Salut au drapeau quotidien dans toutes les écoles.
  • Rétablissement des châtiments corporels dans les collèges et lycées.
  • Interdiction des signes et pratiques de non-chrétienté ostentatoires.
  • Libéralisation du port d’arme pour les Français de souche de plus de 16 ans.
  • Aide à la formation de milices locales de défense.
  • Contrôle des juges par des comités de vigilance populaire.
  • Retour au septennat.
  • Etc.

[1] Par décret en date du 18 mai 1962, le bienheureux pape Jean XXIII a solennellement désigné sainte Geneviève comme patronne de la Gendarmerie, dont il avait pu apprécier les engagements et le sens du service comme nonce apostolique à Paris, peu auparavant.

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THE FAKE NEWS OF THE 19TH CENTURY.

Illustration shows William Randolph Hearst as a jester tossing newspapers with headlines such as « Appeals to Passion, Venom, Sensationalism, Attacks on Honest Officials, Strife, Distorted News, Personal Grievance, [and] Misrepresentation » to a crowd of eager readers, among them an anarchist assassinating a politician speaking from a platform draped with American flags; on the left, men labeled « Man who buys the comic supplement for the kids, Businessman, Gullible Reformer, Advertiser, [and] Decent Citizen » carry bags of money that they dump into Hearst’s printing press.

Includes note: « The time is at hand when these journalistic scoundrels have got to stop or get out, and I am ready now to do my share to that end. They are absolutely without souls. If decent people would refuse to look at such newspapers the whole thing would right itself at once. The journalism of New York City has been dragged to the lowest depths of degradation. The grossest railleries and libels, instead of honest statements and fair discussion, have gone unchecked. »– From Mayor Gaynor’s letter published in the New York Evening Post.

Thanks to the magnificent Public Domain Review . More about « Yellow journalism » here.

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Tu n’es qu’un triste con Mehdi Meklat.

Deuxième couche à la fin de la première.

Parait que t’avais des « pulsions » Mehdi. Des « pulsions » qui te poussaient à exprimer des choses sales au nom d’une pseudo expérience scientifique de provocation dans les médias sociaux. Un truc quasi expérimental. Un test mené par un personnage « fictif », en fait toi-même dissimulé derrière un blase de blaireau.

Des trucs répugnants que guidé par tes « pulsions » tu allais chercher, à ton cœur défendant et à l’insu de tes opinions, dans des endroits bien choisis pour leur pouvoir crasse de stimulation du néocortex de l’internaute moyen.

Les thèmes étaient sélectionnés. Les juifs bien entendu, les homosexuels évidemment, les trublions libertaires de la bande à Charlie, inévitablement, quelques autres élus plus éclectiques pour la décoration, en gros tout ce que voudrait exterminer un soutier de base du djihad. Tu n’incitais pas à la malveillance au hasard.

J’ai bien capté que tu tiens à nous dire que ce n’était pas par facilité, ni par judéo phobie, ni par homophobie, ni par misogynie, ni par  islamisme radical, au contraire, tu n’es pas facho du tout, tout cela est on ne peut plus loin de toi. La haine c’est pas ton truc. Ton truc c’est l’amour, le respect et la tolérance. D’ailleurs Pascale Clarke n’a pas hésité à écrire qu’à l’antenne tu n’étais « que poésie, intelligence et humanité » (sic !). Je suis sûr que tu aimes Mozart et l’Ave Maria de Gounod.

Aujourd’hui, tu es désolé, et ça se comprend ! La merde frappe le ventilateur pile au moment où tu es en pleine promo pour la sortie de ton bouquin. Stratégie marketing jeune et moderne : « le talent insolent de deux jeunes surdoués, baptisés « les kids »(!), des petits gars brillants issus minorité visible, garantis d’au-delà du périph, avec casquette stylée, chemise rose, etc. Les médias se sont jetés dessus. Alors c’est sûr que « l’affaire des tweetos pourris » maintenant ça fait désordre pour les gens qui lisent encore des livres.

Tes 3 malheureux tweetos d’excuses mal foutues et convenues, ça ne va pas suffire pour classer l’affaire. J’ai bien peur que ta médaille de « Nouveau Tintin des Arts et des Lettres Urbaines » me semble très compromise.

Sans doute n’as tu pas vraiment lu L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde de R.L. Stevenson. Il faut que je te dise que le Dr Jekyll ne jouait pas à l’abominable Mr Hyde pour tester les réactions offensées des jeunes filles anglaises.  L’horrible Mr Hyde faisait partie de la vraie nature du Dr Jekyll.  Un assassin pervers et crapuleux qui se libérait justement par « pulsions » meurtrières. Impossible de pendre l’un sans pendre l’autre.

Tu as voulu parler de tes saletés comme de « pulsions », ce n’était pas le bon mot Mehdi. Tu aurais du mieux réfléchir. « Très grosse connerie » et des regrets plus convaincants, cela n’aurait sans doute pas changé grand-chose à l’estime qu’on te porte désormais, mais cela aurait été peut-être moins impossible à pardonner.

Là, c’est plié. On ne t’a pas vu étincelant de poésie, d’humanisme et d’intelligence dans ton costume de lumière médiatique (celui qui plait tant à Pascale Clarke) on t’a découvert au naturel, à poil au cabinet et « fondamentalement » comme  disent les chroniqueurs à la télé, t’es pas ragoûtant mec. Tu sens le poisson pas frais. Cela va te coller à la peau pendant des années. On n’oublie pas les sournois. Tu n’as pas de chance dans ton malheur, tu n’as même pas pour toi le côté gros connard antisémite borné de Dieudonné.

Pauvre Mehdi, tu es passé si près de ta petite gloire et puis plouf.

Deuxième couche :

Le pire dans ton histoire, c’est qu’on te voit sucer la souris de ton clavier, savourer le choix de tes injures, sourire en les relisant. Il y a une forme de volupté, n’est-ce pas, à patauger dans ses immondices. On se sent fort comme un Céline postillonnant. C’est parce que tu as joui en tripotant tes défécations en ligne que ce n’est pas du second degré. Regarde-toi dans la glace : toutes ces haines et ces jalousies recuites, c’est toi. Je pense que cela devait aussi exciter ton ego malade de voir le nombre de tes « followers » grimper à 10 000 ! Une vraie petite boutique des horreurs.

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LETTRE OUVERTE A TOI MA SŒUR, MON FRÈRE, MON VOISIN, MON COLLÈGUE, MON COMPATRIOTE, QUI VOTE BLEU MARINE…

…toi qui en as jusque là, et même au delà, toi qui es en colère, contre les technocrates de Bruxelles, les politiques corrompus, le pouvoir des banques, les privilégiés de tous bords, les nantis, les patrons rapaces, les impôts qui écrasent les petits, les règlements absurdes, les services publics à la dérive, la justice inefficace, la police impuissante, les dealers et les sauvageons, les zones de non-droit, les syndicalistes corporatistes, l’absentéisme des enseignants, les fonctionnaires en surnombre, la multiplication des SDF.

Toi qui redoutes le terrorisme et le chômage, le déclassement, la précarité, toi qui fulmines contre la laïcité menacée, nos valeurs qui disparaissent, contre les petits salauds qui niquent la France, les imams intégristes, les burkinistes des plages, contre le trop plein d’immigrés, les sans-papiers et les réfugiés de partout qu’on laisse rentrer de façon incontrôlée…

Tu penses que tout fout le camp, tu exagères un peu, ce n’est qu’une apparence, car la France n’est pas encore au fond du trou. Elle en a vu d’autres et l’heure n’est pas venue de sa disparition dans la tourmente.

ÇA COMMENCE À FAIRE DU PEUPLE !

Je comprends et je partage ton indignation, ton désir de coller un coup de pied dans le fondement du système, de renverser la table et de remettre un peu d’ordre dans ce foutu pays. Après tant d’années durant lesquelles tu as eu l’impression de n’être ni écouté, ni entendu et que même parfois on se foutait de ta gueule, je comprends ton exaspération et pourquoi et comment elle te pousse à te ranger parmi ceux qui déclarent voter Marine aux prochaines élections.

Et tu n’es pas le seul, un électeur sur quatre au strict minimum selon les sondages et probablement bien davantage.

Dés que je sors de chez moi et où que j’aille, même sans te reconnaître, je te vois et je te croise. Et comme je pense qu’à l’opposé de ton choix, les Insoumis de Mélenchon en ont tout aussi plein le dos et ras la casquette de ce fameux « système », cela fera donc largement plus d’un électeur sur trois en avril qui réclamera un changement de cap radical à effet immédiat, la grande lessive, le coup de balai et on n’oublie pas de battre les tapis.

Il faut ajouter aux Bleu Marine et aux Insoumis un nombre inconnu de citoyens encore plus contrariés que les précédents, car eux ils refusent en bloc le choix offert et ils voteront blanc. Autre motif pour leur colère, leur vote ne sera toujours pas comptabilisé à part des bulletins nuls.

Pour compléter le tableau, il est probable qu’un électeur sur cinq ne se déplacera pas pour élire le président de la république au suffrage universel (quatre électeurs sur cinq, c’est ce qui se fait de mieux chez nous en matière de participation électorale).

TOURNE SEPT FOIS TON BULLETIN DANS TA POCHE AVANT DE LE GLISSER DANS L’URNE.

Moi aussi je pense qu’il est grand temps de secouer le prunier et de se poser des questions de fond pour trouver des solutions satisfaisantes, mais je t’avoue que j’ai du mal à me satisfaire des promesses et des belles histoires que l’on me raconte, d’un extrême à l’autre, tous candidats et tous partis confondus.

Aux deux bords on veut raser la baraque et repartir du niveau zéro. Au milieu, c’est la fête de la musique : tambourin écologiste, Le temps des cerises reprise 2017 par Les Frondeurs, dancefloor innovation system marching band, le Chœur de la garde républicaine, le pipeau souverainiste.

En gros, un peu partout en Europe c’est les gens du milieu (de l’hémicycle, n’exagérons rien) qui tiennent le manche, avec ou sans coalition et même si ce n’est pas la fête tous les jours, ça marchote pas si mal que ça dans le fond.

Là où je suis emmerdé, c’est quand je regarde ce que ça donne dans les pays où ce sont les partisans d’un bord extrême (peu importe lequel) qui ont remplacé au pouvoir les incapables qui dirigeaient le pays.

Les résultats ne sont pas fameux. Les espérances ont été déçues. La révolution bolivarienne a fait la fortune des dirigeants révolutionnaires et a ruiné le Venezuela qui était un pays riche, Dans les pays les plus autoritaires, les plus souverainistes et les plus sécuritaires, ça ne respire pas la joie et le bonheur non plus. Je n’échangerais pas un tabouret en France contre un fauteuil chez Poutine, ni en Hongrie, ni en Pologne. Les Autrichiens se sont fait peur avec le parti de la liberté de Norbert Hofer et ils ont prudemment élu un vieil écologiste aux dernières élections présidentielles.

Je te le dis tel que je le pense : les solutions radicales qu’on adopte sur un coup de sang, apportent rarement les résultats escomptés. La colère est mauvaise conseillère, comme dit un proverbe Ouzbek : Tourne sept fois ton bulletin dans ta poche avant de le glisser dans l’urne. »

C’EST QUOI LE PLAN ?

Pourtant c’est assez tentant et ça soulage de gueuler haut et fort : « Basta, ça suffit, on a assez rigolé comme ça. Ciao Bruxelles, adios Schengen, auf Wiedersehen l’euro, re-bonjour le franc. Maintenant on reprend le contrôle de nos frontières et on les ouvre quand on veut et à qui on veut. Les Allemands et les Grecs n’ont qu’à continuer à jouer à l’Europe sans nous. Nous, on se mijote notre popote comme on l’aime à la française Pour les restes, s’il y en a, on n’est pas des chiens, on verra ce qu’on peut faire. En France, on a une longue tradition de fille aînée de l’église, mais la France n’est pas un hospice de charité ouvert aux quatre vents. Et à tous ceux qui voudrait que ça change, on peut le dire les yeux dans les yeux : ce n’est pas demain la veille qu’on va massivement se convertir à l’islam et manger hallal. »

Cela paraît frappé au coin du bon sens, il n’y a pas besoin d’être polytechnicien pour comprendre et ça fait du bien de dire tout ça à voix haute, comme de lâcher un rot après un bon repas ou un juron après avoir reçu sa feuille d’impôts.

C’est à son évidence lumineuse, à la portée d’un enfant de cinq ans, qu’on reconnaît un discours démagogue. Quand on se sent intelligent sans aucune prise de tête, et qu’on ne l’aurait pas mieux dit nous-mêmes, c’est du populisme.

 » Paroles, paroles, paroles, paroles, paroles et encore des paroles  » chantait si bien Dalida. Le passage à l’acte c’est plus sérieux. Il faut élaborer un programme. Il faut trouver des réponses convaincantes à un tas de questions embarrassantes. Comment  peut-on mettre tout ça en route ? C’est là que ça se complique.

Une fois qu’on s’est craché dans les mains et qu’on attrape le manche, il reste encore à savoir par quel bout on attaque. C’est quoi le plan ? Qui fait quoi ? Où est-ce qu’on creuse ? Qui est-ce qui paie les travaux ?

IL N’Y A PAS DE SOUCIS POUR LE FINANCEMENT.

Cela me fait beaucoup penser à la rénovation d’un appartement. Au départ tu imagines l’appartement rêvé, puis tu deviens un peu plus réaliste, tu révises ton projet à la baisse, tu te fixes un budget à ne pas dépasser. Tu prévois une marge de sécurité de 50% parce que c’est sûr que ça va coincer et que ça va mordre dans le dépassement. Avec 50% tu penses être à l’abri des mauvaises surprises.

Quand tu jettes l’éponge, il reste encore plein de trucs imprévus à faire et ce n’est pas de 50% que tu as dépassé, c’est de 100%. Remarque, tu ne t’en sorts pas si mal, parce que s’il s’agissait de la construction d’un édifice public ou d’un réacteur nucléaire EPR de troisième génération, tu aurais déjà dépensé le triple, voire le quadruple du budget, sans même pouvoir prévoir la fin des travaux.

Les Allemands qui ne sont pas réputés pour leur côté poète frivole ou cigale désinvolte, viennent d’inaugurer à Hambourg une superbe salle de concert dont le coût final (785 millions d’euros) représente plus de dix fois le prix initial prévu (77 millions).

Alors quand un politique annonce qu’il a prévu le coût des mesures drastiques qu’il propose, et qu’il n’y a pas de soucis à se faire pour le financement, j’ai une alarme qui sonne.

Comme ils prétendent tous avoir fait leurs comptes en poussant après la virgule, et que leur nez s’allonge, je suis obligé de débrancher l’alarme et de ne plus prendre au sérieux ce qu’ils racontent. « Encore des mots, toujours des mots, les mêmes mots… des paroles que tu sèmes au vent. » conclut Dalida qui en connaissait un rayon.

Sans surprise, plus les mesures proposées sont radicales, plus l’alarme sonne fort, jusqu’à devenir une sirène pour les projets les plus spectaculaires, ceux qui visent à impressionner les foules. Pas besoin d’être diplômé d’une grande école pour comprendre que plus cela se veut révolutionnaire plus le risque est grand qu’emporté par leur enthousiasme les concepteurs aient négligé des détails qui rapidement n’en seront plus. En général, les grains de sable oubliés dans la réforme deviennent des cailloux dans la chaussure, puis des boulets à trainer, avant de devenir des récifs sur lesquels la réforme se fracasse et le ministre avec.

L’illusion de la simplicité conduit à de grands naufrages.

En politique rien n’est simple et rien ne se déroule comme prévu. Et il n’y a pas qu’en politique que cela se vérifie. Quand on parle de l’avenir, simple est un mot dangereux. La vérité c’est que tout est toujours un peu plus compliqué que prévu.

AH, SI ON AVAIT SU.

Il n’y a qu’à voir les incertitudes qui pèsent sur les Anglais depuis qu’ils ont choisi la voie du Brexit. L’enthousiasme initial est vite retombé. A partir de maintenant, il faudra compter au minimum deux ans de négociations, avant de savoir comment ils vont sortir du bidule européen. Deux ans c’est très long quand on ne sait pas où on va, ni dans quel état on arrivera. Les impatients descendent avant l’arrêt complet des négociations. L’Angleterre s’éloignera-t-elle de nos côtes impérialement dans un panache de fumée blanche et un puissant sillage d’écume comme jadis le paquebot Queen Mary voguant vers l’Amérique, ou bien s’éloignera-t-elle des côtes de Calais, de nuit, à la rame, la moitié de l’équipage écopant énergiquement l’eau qui pénètre dans le fond du canot ? On ne le saura qu’à la fin du film. Pendant ce temps-là, personne ne peut dire à combien se montera l’addition, ni qui devra en payer le plus gros bout. Là aussi, il faudra attendre pour savoir.

Je me risque à faire une prédiction osée: les gros poissons british trouveront mille combines pour passer à travers les mailles du filet du Brexit, ce sont les maraîchers, les plombiers, les mercières et les chauffeurs de taxi auxquels on avait promis avec le Brexit, grandeur et fierté retrouvée, nouvelle prospérité et sécurité contrôlée, qui vont se manger le gros de la douloureuse.

J’en imagine qui regrettent de s’être emballé un peu vite et de n’avoir pas assez creusé le sujet avant d’aller voter.

Personnellement, si tu me proposes de fermer nos frontières, de sortir de l’Euro et de tourner le dos à l’Union Européenne pour jouer à Astérix, cela ne m’emballe pas beaucoup, surtout sans potion magique, sans gilet de sauvetage, sans parachute doré et sans assurance.

Côté USA, cela ne s’annonce pas non plus aussi simple, direct et joyeux qu’annoncé et promis à ses électeurs par Donald Trump.

Là aussi, je comprends la frustration et la colère d’une bonne partie de l’électorat américain. Ceux qui se sentaient ignorés et même méprisés depuis des années par les élites de la politique, des affaires et des médias, ne pouvaient pas être séduits par Hilary Clinton. Elle n’avait pas les qualités humaines ni les mots pour inspirer confiance et amour, sans parler du reste. Je vois bien en quoi Donald Trump, avec sa casquette rouge de camionneur, ses manières de macho beauf’ nouveau riche, sa façon de sortir des énormités déguisées en évidences, pouvait séduire tellement il rompait avec le style des gens en place.

C’était assez tentant comme slogan « L’Amérique d’abord » ou « Redonnons à l’Amérique sa grandeur » surtout quand on est un patriote de l’Amérique d’en bas et que l’Amérique d’en haut s’est complètement mondialisée, sans vous.

Mais les slogans ne sont que des slogans. Les plus courts étant les plus dangereux. Toujours cette foutue habitude de croire que tout peut être simple. « Y a plus qu’ à ». L’emballage était flatteur mais le mode d’emploi du programme de Trump manquait dans la boite. Il semblerait que Donald n’ait pas saisi la différence entre son talent à faire des affaires juteuses dans l’immobilier et le gouvernement compliqué d’un pays doté d’une constitution, de lois, d’un parlement, de sénateurs, et surtout confronté à de nombreux problèmes beaucoup plus complexes à résoudre que ne le pense le président.

ON VA EN PRENDRE POUR CINQ ANS MINIMUM.

Bref, c’est plus facile de promettre des grands changements que de les mener à bien. Et je ne regarde personne. Des promesses de rupture et de changement, on n’en a pas manqué ces dernières années en France. Mais à chaque fois tout a été compromis par les circonstances. Foutues circonstances !

Tout ça pour dire que si depuis cinq ans tu as pu sans risque manifester ta mauvaise humeur en votant pour les candidats Bleu Marine, ce coup-ci, ce n’est plus la même chose. Tout le monde, de gauche à droite et de bas en haut, a pigé qu’il y avait beaucoup trop de gens très mécontents pour que ça continue comme ça. Hollande et Sarkozy ont été dégagés, Juppé et Valls de même et ce n’est pas fini, va savoir. On n’a plus besoin d’un nouveau coup de gueule, d’un nouveau coup de poing sur la table, d’un nouveau coup de semonce. On a besoin de faire des choix judicieux.

L’heure est venue de se servir de toute son intelligence pour se prononcer sur le sérieux des solutions proposées par les uns et les autres. Pas seulement sur leur bonne gueule, leur sens de la répartie, leur appétit de pouvoir. Il va falloir étudier les programmes.

En vertu du principe de précaution qui incite à faire gaffe à ce dans quoi on se lance et à anticiper les conséquences de nos actes, il serait avisé de ne pas se contenter des shows politiques mis en scène pour la télévision, mais de passer plus de dix minutes au calme à étudier les différents programmes qu’on nous propose. Même ceux des candidats qu’on aimerait ne pas voir à la tête du pays, histoire d’avoir une idée de ce qui risque d’arriver, des fois que. Taillons et suçons nos crayons.

Le truc c’est d’étudier les programmes ou les propositions comme si c’était le choix d’un contrat de crédit et d’assurance que tu signais pour l’achat de ta prochaine maison. Le genre de document à éplucher dans le détail et où il ne faut pas oublier de lire même ce qui est écrit en petits caractères avant de signer. Rappelle-toi qu’on en prend au minimum pour cinq ans si ce n’est le double. Cela s’est déjà vu et même plus longtemps encore !

Il faut être vigilant avec les propositions les plus spectaculaires, « Méfiez-vous des offres trop alléchantes » comme on te le conseille sur leboncoin.fr. Il faut passer du temps sur les programmes qui proposent les plus grands changements. Même s’ils semblent évidents. Surtout s’ils semblent évident ! Peuvent-ils être appliqués ? Comment seront-ils financés, par qui ? Est-ce réaliste ? A-t-on bien évalué toutes les conséquences ? Qui s’y opposera ? Qui les mettra en place ? Et vu que nous ne sommes pas isolés du reste du monde sur notre île, comment réagiront nos partenaires ? Avec défiance ou avec bienveillance ? Qui seront nos meilleurs copains ? Et d’ailleurs face à ces mêmes problèmes, quelles solutions ont choisi nos voisins ? Tout est lié, même quand ça ne se voit pas. Tu tires sur une ficelle, tu n’as aucune idée des conséquences à l’autre bout du fil.

Depuis la nuit des temps on sait que l’histoire ne retourne jamais en arrière. Le passé ne reviendra jamais. Ce ne sera plus jamais comme avant. La nostalgie est un poison qui déforme le passé et fait croire à des mirages. L’âge d’or est une illusion qui  brille dans notre rétroviseur. L’âge d’or est toujours derrière, jamais devant. Demain on ne rasera pas gratis et celui qui travaille sera toujours plus fatigué que celui qui n’en fout pas une.

La démondialisation n’aura pas lieu. La mondialisation a gagné et il n’y a pas que des mauvais côtés. Ce qui a marché ici, hier, n’apporterait plus les mêmes résultats demain. Les temps changent. Ce ne sera plus jamais la première fois.

C’EST NOUS LES PATRONS.

On s’est déjà tous résigné, au moins une fois, à voter non pas pour soutenir un projet ou un candidat qui nous plaisait, mais au contraire, mais pour barrer la route à un autre projet ou un autre candidat dont on ne voulait surtout pas. Quand c’est comme ça, c’est la démocratie qui sombre dans la mauvaise politique.

Je ne recommencerai pas encore une fois. Je préfère voter pour, donner une chance à un projet, même sans grand enthousiasme, même sans grande conviction, même en pensant que c’est le moins mauvais choix, mais au moins voter pour quelque chose et plus contre.

Ce n’est pas ça la démocratie et la démocratie nous en sommes tous responsables. A nous de l’élever un peu plus haut en nous impliquant davantage. Je crois que ce coup-ci, il va falloir que l’on fasse un effort de lucidité, si l’on s’obstine à tirer la gueule et à rêver du temps jadis, cela va nous coûter très cher.

Si les choses ne marchent pas comme elles devraient en France, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas le représentant d’un parti de la bordure à l’Elysée (Marine Nationale ou Mélenchon l’Insoumis), c’est parce que nous continuons à croire aux solutions simplistes. Nous sommes des gaulois primitifs et paresseux, nous aimons la confrontation bloc contre bloc, le bras de fer comme à la taverne, plutôt que la négociation, l’entente ou la coalition. Oui, il y a des cons partout, dans tous les camps, mais ici et là il y a aussi quelques individus moins bornés, prêts à discuter, des fois qu’il en sorte quelque chose.

Les réformes c’est toujours inconfortable, mais on peut s’habituer. Mais chez nous, on ne veut pas s’habituer, on ne veut pas que les choses changent, on résiste comme un château de sable face à la marée. Les réformes nécessaires, les unes après les autres, d’où qu’elles viennent meurent asphyxiées dans l’œuf ou boitent car elles ont été amputées de ce qui aurait peut-être changé quelque chose. A tout prendre nous préférons maintenir un statu quo bancal pour pouvoir continuer à nous en plaindre. Tiens, la France me fait penser à un hypocondriaque qui refuse de se soigner parce que le sirop n’a pas un bon goût, qu’il ne supporte pas les suppositoires, que son beau-frère a souffert de troubles gastriques en prenant ce médicament etc.

Cette fois-ci, ne soyons ni naïfs, ni impulsifs. Il y a vraiment fort peu de chances pour qu’un parti venu des lisières du champ électoral remporte l’élection présidentielle, ni les législatives. Au lieu de se dire : « Ce coup-ci, on a mieux perdu qu’au coup d’avant… » pourquoi ne pas essayer de faire avancer le schmilblick ?

Bousculons tous les candidats s’il le faut, au lieu de boire leurs paroles ou de les conspuer. Imposons nos questions, questionnons leur programme, soyons exigeants sur leur réponse, mais écoutons-les, participons au débat le plus large. Réapprenons à être des républicains et des démocrates.

C’est le peuple qui fait les gouvernements. C’est le peuple le patron. C’est nous qui sommes les premiers responsables si nous mettons en place des incapables ou des combinards.

On ne le répètera jamais assez souvent, nous n’avons aucune excuse : « La démocratie est le système qui nous assure de ne pas être mieux gouvernés que nous le méritons. » G.B. Shaw

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« Nous sommes tous d’honnêtes gens, embrassons-nous et que ça finisse. »

Honoré Daumier (1834)

Selon le prochain numéro de « La Pintade entravée », un hebdomadaire qui n’en est pas à ses premières révélations et dont on sait combien les sources quoique souvent ténébreuses sont sérieuses, Antilope Spinner – la sœur cadette de Penelope Frissons, figurerait dans les archives du célèbre cabinet d’avocat panaméen Micmack Fedugra comme actionnaire principale de la Société de bienfaisance Forthright & Trustworthy au capital de 20 millions de dollars dont la gérante n’est autre qu’ Angélique de la Vertucelle , l’épouse et associée en affaires de Guy Lapoche de Monbénard.

On se souviendra que Penelope Tissons, outre sa dévotion discrète, perpétuelle et sans limite, à la carrière de son époux, exerça moyennant espèces fort sonnantes et très bûchantes une activité de scribe de premier rang dans une des filiales littéraires du groupe G.L.M., la Revue des Deux Boules . Rappelons que François Frissons après avoir été ministre de la rectitude fut le conseil en stratégie de son ami personnel Guy Lapoche de Monbénard  auquel il remit de la mano à la palucha peu de temps après, le titre convoité de Grand Chevalier du Cordon de l’Ordre de la Probité et du Mérite National.

Pressé de répondre par les célèbres journalistes investigateurs en profondeur du grand journal du soir et source de référence « L’Univers », Fabrice Lemec et Gérard Navet, le candidat néo-républicain à la présidence de l’Hexagone a déclaré : « Je n’ai rien à dire, ce ne sont que de méprisables affabulations allégatoires sexistes et mensongères insinuées par une presse rance aussi abjecte que répugnante qui fait le jeu de Marinette La Poule, je ne m’abaisserai pas à répondre et de toute façon, cucurrucucu paloma !,  c’est légal. »

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Le Martyr d’Honneste François.

Grand drame ce fut en ce début d’année 2017. Honneste François qui voulut sauver la France de l’effondrement, de la honte et de la ruine provoqués par des décennies de corruption et d’incurie  fut publiquement écartelé vivant par la conjuration diabolique des médias socialo-communistes : le Canard Enchaîné, Médiapart, Le Parisien, Le Monde. Observez la furie des journalistes vendus à la surenchère des média-sociaux.

Au centre le poignard brandi de France Télévision à la solde des infidèles prêt à donner le coup de grâce au martyr. Honneste François dit le Probe ou le Déonte, n’abjura jamais ses convictions, Honnête François alla même jusqu’à s’excuser auprès du peuple de France pour avoir, comme il en avait pourtant le droit, pris du fromage avant le dessert,  aux frais de la République qu’il servait justement avec dévotion, abnégation et grande ardeur.

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« La noblesse est la préférence de l’honneur à l’intérêt ; la bassesse, la préférence de l’intérêt à l’honneur. » Vauvenargues

Chute d’Icare. 1588 – Cornelis Cornelisz van Haarlem

Citation pour un catholique :

« La honte atteint son point de perfection quand la lucidité d’autrui nous découvre en plein dans notre propre avilissement. »  

George Bernanos

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