1547-1616 : RECUERDO A CERVANTES

Cervantes-webMiguel de Cervantès par Bleue Roy. Il n’existe aucun portrait authentifié de Cervantes, autant en profiter.

« Défie toi du boeuf par devant, de la mule par derrière, et du moine de tous les côtés. » in « Nouvelles exemplaires ».

« Qui veut être riche en un an, au bout de six mois est pendu. » in « Le petit fils de Sancho Panza ».

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MAIS DE QUOI TU CAUSES MICHEL ?

Michel-onfrayToutes les semaines, alternativement, l’un de nos deux philosophes les plus incompris, les plus mal-aimés, mais les plus intègres et courageux, ouvre une nouvelle polémique et dénonce la collusion des lâches et des incompétents, des clercs et des laquais, fulmine et s’insurge contre le dernier carré des pseudo-intellectuels néo-marxisants, islamophiles et/ou antisémites mais toujours à la solde des médias de gauche corrompus.

Après Alain debout dans la Nuit, c’est Michel qui s’y colle.

«La gauche est fascinée par l’islam comme elle l’était par les dictateurs au XXe siècle»

LE FIGARO MAGAZINE – Longtemps, les intellectuels français ont pu discuter du christianisme, du bouddhisme, du shintoïsme, de l’animisme, etc., bref, de toutes les religions. Avez-vous le sentiment que parler de l’islam en 2016 est immédiatement ressenti comme un acte d’islamophobie?

Michel ONFRAY– C’est ainsi que les choses sont désormais présentées par une presse qui se croit de gauche parce qu’elle le dit et qu’elle imagine que cela suffit pour l’ être, alors qu’en plus d’avoir souscrit à tous les poncifs libéraux en matière d’économie elle a rallié tous les poncifs cléricaux sur le terrain de l’islam: éloge du clerc contre le profane, éloge de la théocratie contre la démocratie, éloge de la misogynie, éloge de la phallocratie, éloge de l’homophobie contre l’égalité des sexes, éloge de la foi et de la croyance contre la raison et la rationalité… Drôle d’époque! Si l’on veut encore être de gauche – la gauche old school – et …

Ô rage, Ô désespoir, ici s’interrompt déjà cette belle diatribe, car cet article est réservé aux abonnés du Figaro Magazine. et je n’en suis point.

Mais je m’interroge : Quand donc comme le suggère l’intervieweur (-vieweuse)  les intellectuels français (lesquels ?) ont-ils discuté (entre eux, ou en public?), du shintoïsme, de l’animisme, du bouddhisme et du catholicisme ?  J’ai du rater cette séquence heureuse où les intellectuels discutaient (librement je devine) de toutes les religions sans que cela fasse des vagues (était-ce par indifférence ?). La vraie question, qui tarde à venir, est la suivante :  » Avez-vous le sentiment que parler de l’islam en 2016 est immédiatement ressenti comme un acte d’islamophobie ?  » Moi, je réponds bêtement : « Naan… pas forcément, pas immédiatement,  pas toujours, ça dépend déjà de ce qu’on dit et à qui on le dit ; mais enfin c’est vrai qu’il se peut, si jamais t’es un peu shlass et que tu fais pas gaffe à ce que tu cries à tue-tête dans la rue à propos de l’Islam, ni où tu le chantes, ni à qui t’en causes, ça peut créer des malentendus, une gêne ou même parfois être mal pris et tu peux te retrouver taxé d’islamophobie, voire pire, ça c’est vu. »  J’ajouterais dans un soucis de précision qu’un « acte » islamophobe ce n’est pas la même chose qu’une « parole » islamophobe. Je ne suis pas professeur de philosophie, mais en gros c’est ça ma réponse à la question :  » Ca dépend. Faut voir les deux côtés de l’affaire. »

Michel ne voit pas les choses comme ça du tout.

Premier coupable : « une presse qui se croit de gauche » (donc en gros :  Libé +Le Monde, si tant est que… enfin à vous de voir).  Mais elle ne l’est pas du tout de gauche cette presse-là. Que non ! Elle se la pète en croyant qu’il suffit de se dire de gauche pour l’être, balpeau monseigneur ! Laissez-moi rire et en effet je me marre, car cette presse de gauche (Libé + Le Monde) non seulement  elle adhère à tous les poncifs en vigueur du libéralisme économique (elle est Tony Blairo-Macronienne plus que alter-mondialo-auto-gestionnaire quoi…), mais en plus cette conne elle est islamo-dévôte et cul-bénite, elle préfère les prêtres aux instituteurs, elle encense les superstitions, elle méprise la raison éclairée, elle chante les louanges de la théocratie (l’ordre par le divin) et conspue le joyeux bordel démocratique, et comme cela ne lui suffit toujours pas, cette chienne de presse de gauche qui ne l’est même pas (Le Monde + Libé, ajoutez qui vous voulez…) elle est pour de bon misogyne, phallocrate et homophobe, comme tous les poncifs de l’islam, il dit Michel  (Alors que  le Figaro Magazine, c’est tout le contraire : anti-clérical, laïcard, pro-choice, anarcho-libertaire, women’s lib et gay friendly… demandez à Serge Dassault ). Allez l’O.M. !  Patron, c’est ma tournée, Kro pour tout le monde !

Le Michel chaud brulant, il nous balance rien que ça en hors-d’oeuvres, à fond de première avec les pneus qui fument, avant de lâcher l’embrayage et de passer la seconde à la volée pour vraiment rentrer dans le sujet de la question qui était en gros, je vous le rappelle : « Est-ce qu’en démocratie, on peut dire peinard ses quatre vérités à un arabe sans se faire aussitôt traiter d’islamophobe ? »

(Quand il a lu ça, Alain est devenu tout rouge. « C’est qu’il voudrait me faire passer pour un mou, un flan, un académicien en robe de chambre ! Attends un peu, jeune prolixe, petit prof nietzschéen bas-normand,  tu vas voir le piment que je vais moudre dans Le Point ( propriétaire François Pinault) de la semaine prochaine ! »

Bref, sans aller plus loin, on sent bien que le débat d’idées est élevé, va falloir prendre des notes, le propos est lumineux, on reconnait la clarté, le sens de la nuance et du mot juste qui sont l’apanage des vrais philosophes. Merci messieurs.

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Stéphane Tsapis Trio.

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Excellent album fort où  le parfum du blues se mêle à celui éternel du rebetiko,  une musique de port ouvert sur les mers et les vents du monde, avec parfois comme des échos du bouzouki de Tsitsanis dans le piano.

Kaigomai… » Je brûle, je brûle, jette encore de l’huile sur le feu. Je me noie, je me noie. Jette-moi dans les profondeurs de la mer. »

(…)  » Border Lines, c’est (aussi) la barrière de la langue qui me fait me sentir français quand je suis en Grèce et rarement totalement quand je suis en France.  Ce sentiment d’être à cheval sur les deux cultures, pas tout à fait à ma place, ne me quitte jamais. Je vis en permanence dans cet étrange entre-deux en ne me sentant bien qu’en plein milieu, sur cette frontière. » (…) S. Tsapis.

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