RAPPEL ET ECHANGE DES MODELES DEFECTUEUX DE LA SERIE UN.

Je présente mes excuses à tous les acheteurs enthousiastes qui se sont précipités sur mon fascicule échevelé.
Trop précipitamment mis en ligne sur Amazon (l’erreur classique de tous les amateurs !), il était encore bourré de fautes, truffé d’omissions et farci de bavures (une cata !).

Je le reconnais humblement :  le contrôle qualité a été défaillant et la relecture superficielle (triste bilan et je me tape la honte !).
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J’ai donc illico lancé en août la production d’une Nouvelle Edition Série Deux, « revue et corrigée« , afin de pouvoir procéder au rappel des exemplaires indignes en circulation.
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Si vous avez su patienter jusqu’à aujourd’hui, vous avez bien fait d’attendre. L’Incitation Série Deux présentée par Les Fous Guident Les Aveugles Editeur est un magnifique ouvrage désormais disponible sans aucun supplément de prix sur Amazon.fr, en version papier et en version Kindle.
La Série Deux a été minutieusement épouillée et soigneusement brossée, avec une nouvelle couverture marketing et tout le contenu est désormais présenté dans une confortable typo Minion Pro, corps 12.
L’opussinet rebelle et méditatif Série Deux se trouve même étoffé ici et là de quelques précisions, réglages, ajustements voire développements.

Tout cela n’est probablement hélas toujours pas exempt d’imperfections, nobody’s perfect, mais j’espère qu’il n’y a plus de jaune d’oeuf visible sur ma cravate et que ma chemise ne sort plus de mon pantalon.

Si vous êtes en possession d’un exemplaire approximatif de la Série Un, vous possédez un rare et précieux collector, mais je suis prêt à vous l’échanger gratuitement contre un exemplaire nickel chrome de la Série Deux. Pour les modalités de l’échange, envoyez-moi un message à l’aide de ce lien.

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Dheepan

Quand il se plante, il se plante bien et profond Jacques Audiard.

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Par courtoisie je vais exceptionnellement me priver de tous les jeux de mots que l’on pourrait faire à base de « Panne » ou de « Deep » ou de « Âne ».

De J. Audiard, j’ai apprécié beaucoup ou pas mal :  Regarde les hommes tomber, Un héros très discret, Sur mes lèvres, De battre mon coeur s’est arrêté. Soit 4 films sur 7.

Contrairement à de nombreux autres j’avais fait la moue en sortant du Prophète dont l’esprit  (l’idéologie) plus que la forme, m’avait dérangé au point de me mettre mal à l’aise.

En sortant de De rouille et d’os, je me demandais comment j’avais fait pour tenir jusqu’à la fin tellement je trouvais tout cela de gros fil tressé, un scénario lourdingue, une mise en scène appuyée, une interprétation simpliste (euphémisme) de Marion Cotillard et décevante de Matthias Schoenaerts. Je crois que même la photo et la musique m’avaient déplu.rusted-steel-cableEt voici Dheepan. D’or palmé à Cannes, semble-t-il à la surprise générale. Nouveau plouf.

Le sujet est poncifiant (avec un C comme dans Clichés) : réfugiés-misère-cité-dealers, faux-couple mais amour naissant. C’est paresseux dans le rythme, convenu ou même parfois caricatural dans la mise en scène (avec un C comme dans proCédés) loin, très loin, du meilleur Ken Loach auquel on pense puisqu’on est dans une sorte de melo-social.

Nous voilà une fois de plus entraînés au coeur de la-cité-zone-de-non-droit-avec-ses-voyoux-en-BM-AUDI-trafiquants-de-drogue-armés-etc. Mais bon sang que fait la police ! Et le brave gardien tamoul au grand coeur amoureux va dans une scène d’action à la fois classique et grotesque, affronter seul toute la meute des bad, very bad truands de banlieue pour sauver celle qu’il aime. Attention je vais spoiler le suspense insoutenable de la fin.

Ca tranche à la machette, ça surine au tournevis, ça flambe au cocktail molotov et puis ça tire dehors et ça tire dans l’escalier et ça tire dans la fumée, et ça tombe comme des mouches et le Rambo du Sri Lanka  avance toujours… comme dans un mauvais Bronson + John Lee Thomson ( Death wish 1, 2, 3, 4…) ou pire encore dans le dernier Eastwood (la scène des fusillades enfumées de Sniper).  Et tout cela s’achève en Angleterre, le pays du bonheur, dans une affligeante scène de happy end à la Mary Poppins, avec jardin et bébé. Total tarte à la crème anglaise.

Mais qu’allait Audiard  faire dans cette poussive aventure cinématographique ?my cake

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Halleluya ! Halleluya !

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The above photo, of Donald Trump’s rally in Mobile on Friday, is making the rounds on social media. It’s a breathtaking image. Laleh Khalili of the University of London-SOAS, sharing the photo on Facebook, thus commented: “I pray to god that this picture is real, not pieced together, as it needs to hang in a gallery for conveying an utterly horrifying mood, a moment of terror, in these super-saturated colours and its manic absurdity.” Laurie King of Georgetown U. added: “If Norman Rockwell came back from the dead, smoked some crack, and had some Southern Comfort on the rocks with Coca Cola, this is what he’d paint.” (…)  From  Arun with a view.

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Les faucons pèlerins de Chicago

Faucons Pelerins à Chicago-FP Chicago.Photo Luke Massey PF photo Luke MasseyLa belle histoire du jour est sur Audubon Society. En quelques mots : un couple de faucons pèlerins, malgré le refus de la copropriété, insistait pour nidifier au 24e étage d’un immeuble de Chicago. Ils ont obtenu gain de cause. Photos du photographe animalier anglais Luke Massey qui a spécialement fait le voyage à Chicago.

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Kiripi Katembo Siku (1979-2015)

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Le photographe congolais Kiripi Katembo Siku est décédé d’une crise de malaria cérébrale à 36 ans il y a quelques jours à Kinshasa. Ses clichés de la ville photographiées dans les flaques d’eau l’ont rendu célèbre. Citation  à méditer :  » Il faut vivre avec son temps car dans dix ans on nous demandera : Qu’avez-vous fait ? « 

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DYSTOPIES BANALISEES

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Dystopie : utopie virant au cauchemar ou contre-utopie. Le meilleur des mondes de Aldous Huxley, 1984 de George Orwell , Fahrenheit 451 de Ray Bradbury sont des dystopies.

Mais le quotidien autour de nous, au-delà des omniprésents  dispositifs de surveillance, présente aussi à la vue des signes inquiétants d’horreurs banalisées auxquels nous nous sommes résignés ou pire, que nous ne percevons même plus comme tels.

Mark Fisher maître de conférence  en Cultures Visuelles de la Goldsmith University de Londres a démarré un groupe Facebook pour recenser les signes visuels de ces dystopies ordinaires qui nous entourent. (documentation via Dangerous minds, Island of Terror)IMG_20120803_114600 IMG_20120708_111618 IMG_20121022_114332 Simon_Keble1_465Helen_Darby1_465David_Yates2_465Andrew_Osborne1

 

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