Soma Morgenstern. Etincelles dans l’abîme. Ralentir, étincelant.

Il faut à la clarté beaucoup d’ombre pour éblouir. Edmond Jabès. Le Livre du Dialogue.

soma M.

 

Soma Morgenstern

Etincelles dans l’abîme

Tome I : Le Fils du fils prodigue ; 

Tome II : Idylle en exil ;

Tome III : Le Testament du fils prodigue

Ed. Liana Levi, coll. « Piccolo », 2014. Traduit de l’allemand par Denis Authier, Christian Richard, Nicole Casanova.

Présentation par l’éditeur :

Salomon – alias Soma – Morgenstern naît en 1890 en Galicie orientale. Il fait son droit à Vienne en 1912 mais, féru de littérature et de philosophie, il n’exercera jamais son métier de juriste. Il s’installe à Berlin au milieu des années vingt et devient en 1927 correspondant culturel de la Frankfurter Zeitung. Il épouse Ingeborg von Klenau – fille du compositeur danois – dont il a un fils. Très lié à de nombreuses personnalités du monde artistique viennois – Josef Frank, Alban Berg, Anton Webern, Robert Musil, Stefan Zweig, Karl Tschuppik… et bien sûr Joseph Roth – il commence, au début des années trente, à travailler à une trilogie romanesque, Etincelles dans l’abîme, dont Le Fils du fils prodigue constitue le premier volet. En 1934, lors d’un premier exil à Paris, il rejoint Roth et termine ce premier roman qui sera publié à Berlin en 1935. Son deuxième roman est presque achevé lorsque l’Anschluss l’oblige à quitter définitivement Vienne. Il s’installe à nouveau à Paris, dans le même hôtel que Roth, au 18 de la rue de Tournon. Arrêté et interné à Montargis pendant l’Occupation, il réussit à s’enfuir et, via Marseille, Casablanca et Lisbonne, rejoint New York, en avril 1941. C’est seulement en 1946 que sa femme et son fils peuvent le rejoindre. Il continuera à écrire et sa trilogie paraîtra en anglais aux Etats-Unis. Au début des années soixante-dix, il décide d’écrire deux biographies consacrées à ses amis les plus proches, morts prématurément, Alban Berg et Joseph Roth. Soma Morgenstern meurt le 17 avril 1976 à New York. Son œuvre, saluée en son temps par les plus grands écrivains, ne sera éditée intégralement en Allemagne qu’en 1994 et rencontrera enfin le succès qu’elle mérite…

Soma Morgenstern est indiscutablement un des très grands auteurs de langue allemande de ce siècle. De son vivant, Stefan Zweig voyait déjà en lui un classique :  » Le meilleur du meilleur art est ici réuni, couleur, lumière, force, suspens : ainsi commence un livre qui peut, à juste titre, passer pour un classique de sa nation.  » De même que Robert Musil :  » Mes félicitations pour votre livre. Au cas où je ne sais quel imprévu vous empêcherait d’achever ce roman, ce que vous m’avez envoyé appartient d’ores et déjà à la littérature mondiale.  » Hesse le comparait aux grands romanciers russes et à Lagerlöf. Joseph Roth, après la lecture du manuscrit de son roman, vint le réveiller en pleine nuit pour lui dire :  » Je te félicite. C’est un chef-d’œuvre.  »

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Внимание, говорит Москва !

putin-Tout va bien. La situation est sous contrôle.  Souriez vous êtes filmés. 86% d’opinions favorables pour Putin parmi les sondés, 13% approuvent peut-être un peu moins que les précédents. 1% sont sourds ou muets, ce n’est pas clair.

Putin

 

russia poll

 

La Russie évolue dans le bon sens pour 54% des sondés, 29% pensent que la Russie évolue dans le bon sens mais n’est peut-être pas sur les bons rails, 17% ont du mal à identifier une direction et pensent qu’elle tourne en rond. Source : Levada

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Pouce, je demande 24h sans elle.

No-Marine

Il n’ y a plus un jour sans sondage, sans photo à la une, sans éditorial, sans analyse, sans point de vue, sans mise en garde, sans anecdote. Plus une journée sans elle. A la tv, à la radio, dans les journaux, les magazines, internet. Les médias couchent, bouffent, boivent, lèchent, flattent, caressent et se vautrent avec elle puis ils flatulent, rotent, se répandent et nous régurgitent à jet continu et en vrac leur vécu de la chose.

ASSEZ ! C’est trop ! Je demande une trêve, une pause, un moratoire. Choisissez un jour, n’importe lequel, mais un jour. De grâce que l’on nous accorde vingt-quatre heures sans elle. Le temps de vivre  vingt-quatre heures sans l’avoir sur le dos ; le temps d’un déjeuner sur l’herbe, le temps d’une soirée de printemps, le temps de respirer, de rire, de rêver, sans elle. Merci !

Passe à ton voisin, zin, zin…

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