Dear white people & poor americans.

dearwhitepeople

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Petit film prétentieux, dénué d’humour, sentencieux et insupportablement bavard. La réalisation navigue entre la sitcom au troisième degré et la reality tv au second.  Le sujet touchera tout le monde surtout hors des USA : un catalogue éculé des troubles identitaires et des états d’âme (encore et toujours) des jeunes élites américaines noires, blanches et gays dans leur – impitoyable – course à la réussite sur leur first class campus (curieusement il n’y a pas de mexicain ni de juif  dans la joyeuse troupe de yuppies …) . Justin Simien serait, nous dit-on, le nouveau Spike Lee. C’est très dur pour Spike Lee, même si, mais quand même !

Le détail qui tue : après que deux des personnages se soient selon toute vraisemblance envoyés en l’air (mais on a rien vu) , on a droit à un gros plan de la table de chevet avec l’étui de préservatif déchiré (nous sommes donc rassurés, la chose s’est déroulée dans de bonnes conditions de prophylaxie). Le reste est aussi subtil.

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NIGHTCRAWLER. En français : NIGHTCALL.

Jake G.Excellent scénario. Dialogues superbes. Remarquable interprétation de Jake Gyllenhaal qui donne froid dans le dos et provoque des frissons de dégoût. Réalisation moyenne de série B.

Impossible de ne pas penser à la chanson historique de Frank Zappa : I’m the slime. (1973). Pour les fans, les choeurs sont de Tina Turner et des Ikettes.

https://www.youtube.com/watch?v=kbRYqz_eTqc

I am gross and perverted
I’m obsessed ‘n deranged
I have existed for years
But very little has changed
I’m the tool of the Government
And industry too
For I am destined to rule
And regulate you

I may be vile and pernicious
But you can’t look away
I make you think I’m delicious
With the stuff that I say
I’m the best you can get
Have you guessed me yet?
I’m the slime oozin’ out
From your TV set

You will obey me while I lead you
And eat the garbage that I feed you
Until the day that we don’t need you
Don’t go for help . . . no one will heed you
Your mind is totally controlled
It has been stuffed into my mold
And you will do as you are told
Until the rights to you are sold

That’s right, folks . . .
Don’t touch that dial

Well, I am the slime from your video
Oozin’ along on your livin’ room floor

I am the slime from your video
Can’t stop the slime, people, lookit me go

I am the slime from your video
Oozin’ along on your livin’ room floor

I am the slime from your video
Can’t stop the slime, people, look at me go

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Moi-monde

dust-light

Advenu de la poussière

Passager infime des vents stellaires

Souffle présent en toutes choses

 

Flux-houle incessant, flots profonds

Larme pluie torrent

Temps du rocher poids de la montagne

Patience du sable

 

Désert de soleil, éclats d’ombre

Nuages brouillés d’azur,

Possibles : archée, spore, mousse, écorce, arbre, feuille, fleur, fruit

Ivresse des chairs faim des sucs désirs des parfums

 

Zhu-Da oiseau recadre
Zhu-Da 1626-1705

 

Mouvements : chitine, écaille, plume, poil

Abeille d’or truite d’argent

Hiboux invisibles loups gris

La ronde ; mordre la vie mordre la mort vivre la vie vivre la mort

 

 

Je vertical

Je parole

Je archipels multiples dans les infinis inachevés

 

Je médian

Dehors entre dedans entre dehors entre

Moi-monde.

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Le noble art de la critique littéraire

Je tombe dans le Bibliobs sur un papier à propos de la guéguerre (sic) des écrivains-critiques-littéraires qui opposerait Fréderic Beigbeder, barbe noire, culotte bleue, côté Figaro-Magazine à Eric Chevillard, glabre, culotte rouge, côté Monde des Livres.

Fréderic Beigbeder se déclare à nouveau déçu par la prose d’Eric Chevillard et plus précisément par son dernier livre (Juste ciel, paru aux Editions de Minuit) : «exercice de style parfaitement hermétique et vain, qui passionnera les trois exégètes de sa secte, lesquels pourront gloser entre eux». A ses yeux Chevillard n’est qu’ « un écrivain sans lecteur  » (…) un « sous-Jean Echenoz, l’homme qui ne sera jamais Kafka» etc. Et cela dure depuis 2011. Tous les bouquins de Chevillard ont systématiquement droit aux postillons de Beigbeder dont l’article du Bibliobs fournit le best-of ainsi que quelques réponses au fleuret moucheté d’Eric Chevillard.

frederic--lafayette-Je me demande pourquoi Beigbeder le block-busteriste médiatique s’intéresse tant à Chevillard et pourquoi il s’acharne à démolir un écrivain aussi discret qui n’évolue certainement pas dans les mêmes eaux que lui et ne lui dérobe à l’évidence aucun lecteur. Pourquoi vouloir absolument démolir Chevillard ?  C’est un peu comme si Catherine Pancol s’efforçait de traîner Laurent Mauvignier dans la boue. Warum ?

En ce qui me concerne, je n’ai lu que 50 pages de l’oeuvre intégrale de Fréderic Beigbeder : les 50 premières pages de « L’amour dure trois ans », un livre au parfum (?) de Philip Morris Ultra-Light » que j’ai  généreusement abandonné dans un train pour un lecteur amateur de ce genre de choses. J’ai parfois aperçu l’auteur laïussant à la télévision à l’occasion de la sortie d’un de ses livres, rien en moi n’a jamais palpité.

Frederic-Beigbeder

Je ne rentrerai pas dans le détail, mais pour faire court,  je n’aime rien chez Beigbeder, astricule du marketing culturel qui est parfaitement à sa place au Figaro Magazine, à la tête du magazine Lui et à tous les autres endroits qui apprécient ses manières et ses lumières. En gros, je le calcule pas comme d’aucuns disent.

Beig-luiPar contre, j’apprécie beaucoup la littérature d’Eric Chevillard, son style épuré, son goût de l’absurde, son ironie élégante, sa délicatesse et sa poésie. Chevillard n’écrit pas de symphonies, pas d’opéra, pas de comédies musicales ni de tubes pour plateau de télévision ; son genre ce serait plutôt la musique de chambre, Debussy, Satie… (Toujours léger, jamais superficiel…). Chevillard me fait beaucoup rire.

chevillard 1A vrai dire et puisque un critique littéraire d’envergure nationale trouve matière à comparaison entre Chevillard et Echenoz, je deviens très perplexe. J’apprécie les deux et je ne les pense pas substituables !

Et puis il faudra que Beigbeder m’explique ce que cette histoire de « l’homme qui ne deviendra jamais Kafka » vient faire dans le film ? Depuis, je ne peux m’empêcher de m’interroger : si Echenoz ne deviendra jamais Kafka, par contre qui Beigbeider réussira-t-il à devenir ?

Pour autant, si je ne lis pas Beigbeder,  je ne lis pas que Chevillard et je ne me limite pas non plus aux auteurs des Editions de Minuit.

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore l’Autofictif le délicieux blog littéraire d’Eric Chevillard ni ses deux collaboratrices Agathe et Suzie, je les invite à les découvrir ici.

Extraits en amuse-gueule :

Je suis trop vieux pour toi, sans doute, mais est-ce ma faute si tu as tant tardé ?

Mon conseil à l’araignée : cesse de tisser tes toiles et pose des vitres – tu prendras plus de mouches.

Je suis un craintif des falaises. C’est Agathe qui a inventé cette belle formule pour qualifier mon débilitant vertige. Je me console en pensant que mieux vaut sans doute encore être un craintif des falaises qu’un crétin des Alpes.

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Faust plombé par la bande son.

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Revu en projection le magnifique Faust de Murnau (1926). Version restaurée. Un plaisir attendu, mais hélas lourdement gâché par l’assommante musique de Galeshka Moravioff jouée sur un synthétiseur récupéré chez Emmaüs. Une musique bavarde et sans inspiration, prétentieuse, redondante avec l’image dans ses allusions expressionnistes scolaires et appuyées, un son grinçant désagréable et comme le film dure 1h43, et qu’il n’y a pas une seule pause dans le supplice, on en prend pour 1h43, non stop. Migraine probable pour les plus vulnérables.

Pour ceux que cela intéresse, Galeshka Moravioff est Directeur- Fondateur de la Société de Production et de Distribution « Films sans Frontières » qui distribue le film. Galeshka Moravioff est également pianiste-compositeur et réalisateur. Enfin il est Docteur en Ethnologie depuis 1980 – Université Paris VII Jussieu. Pour couronner le tout il est le patron de la salle César (et de celle des Variétés) à Marseille où est diffusé le film.

C’est donc un type tout à fait épatant et suis certain qu’il sait également faire la cuisine, jouer au Mahjong et rouler les pétards d’une seule main.

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One Man Holds a Patent That Could Crush Monsanto and Change The World !

FROM : EAT LOCAL GROWN

Humanity is facing a a major crisis: our immediate environment is being riddled with pesticides, making us unhealthy faster than we can study the effects. In addition, these pesticides are contributing to a massive reduction in our bee population and a general decline in soil health.

The companies that profit from making these pesticides have made it clear they won’t stop, and our petitions to the EPA and FDA are mostly ignored due to revolving door leadership between pesticide makers and government regulators. Is there an answer? Yes there is!

SMART Pesticides

paul-stametsPaul Stamets, the world’s leading mycologist, filed a patent in 2001 that was intentionally given little attention. In the words of pesticide industry executives, this patent represents “The most disruptive technology that we have ever witnessed.”

The biopesticides described in the patent reveals a near permanent, safe solution for over 200,000 species of insects, and it all comes from a mushroom. After what is called “sporulation” of a select entomopathogenic fungi (fungi that kill insects), the area becomes unsuitable for whatever insect(s) the fungi are coded for. Additionally, extracts of the entomopathogenic fungi can steer insects in different directions.

This is literally a complete paradigm shift away from the entire idea of pesticides. Instead of aiming to kill all problematic insects, a farmer could simply disperse a solution of pre-sporulation fungi among his or her crops. The insects would then simply live their lives around the crops, paying no attention to them. This simple idea flies in the face of the current, poorly thought out practice of spraying ever-increasing amounts of pesticides on resistant bugs. Going further, this biopesticide would also eliminate the need for round-up ready GMO seeds and BT seeds that grow the pesticides in the crop and which needlessly endanger us, the consumer, in the process. Perhaps the most enticing element of this biopesticide fungi is that it’s essentially free. According to the patent, it can be “cultivated on agricultural waste.” We are looking at a 100% safe, natural technology that literally can end all GMO and pesticide manufacturers overnight with a new class of  SMART Pesticides.

“The matrix of pre-sporulating fungi can optionally be dried, freeze-dried, cooled and/or pelletized and packaged and reactivated for use as an effective insect attractant and/or biopesticide.” – Paul Stamets Patent for Mycoattractants and Mycopesticides

Optimism Empowers

Even if we stop pesticide spraying now, scores of new research is confirming that our environment, food, soil, and bodies already carry traces of the chemicals. If the chemicals are so bad for us, there would be signs by now, right? These is a common rebuttal from pesticide companies and individuals who don’t care to do their research. Well, there just happens to be a patent to help with those issues as well. The US patent filed in 2003, once again from Paul Stamets, describes the utilization of a fungal delivery system for the purpose of

“ecological rehabilitation and restoration, preservation and improvement of habitats, bioremediation of toxic wastes and polluted sites, filtration of agricultural, mine and urban runoff, improvement of agricultural yields and control of biological organisms.”

In addition, many people out there are currently providing solutions to remove/detox any potential pesticide chemicals from the human body. Strategies like community gardens, urban forests, and the resurgence of permaculture are springing up rapidly to pave the way towards a steadily growing number of pesticide-free dinner tables and families.

Time to Make History

On a larger scale, GMO food and pesticides are merely symptoms of an opposing consciousness that is rapidly changing. Put another way, these symptoms are the unwanted gifts from out of control corporations that, by definition, have no empathy towards the needs, health, or life of The People. As Neil Young mentioned in his Starbucks Boycott, pesticide companies like Monsanto are, for the most part, not public-facing companies. As we are witnessing now with GMO brands, a boycott can severely damage their bottom line (lifeblood) but will not eliminate their business model. Due to the fact that they spend untold millions lobbying (purchasing) our politicians and regularly operate revolving doors between public and private positions, only a paradigm shift will eliminate the entire industry. At that moment, which is approaching, pesticide manufacturers can decide if they would like to cease being the problem and assist in the solution.

The good news is that whatever decision they choose won’t matter. A shift in consciousness around pesticide and GMO use eliminates their influence and knocks them off their fictitious monetary pedestals they believe to be sitting on.

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Birdman

Gonflette cinématographique. Drame intimiste narcissique bodybuildé, surfilmé et truqué aux stéroïdes anabolisants, surjoué aux amphétamines. Contrôlé positif à l’EPO. Blockbuster anti-blockbusters, oscarisé au caramel de synthèse.  % de Raymond Carver bien qu’on en use abusivement un peu partout.

Sur un sujet avoisinant on peut voir et revoir un vrai  film honnète : Opening night, de et avec John Cassavetes. Zero Oscar (meilleur film attribué à Rocky) , mais tout de même un Ours d’Argent de la meilleure actrice décerné à Gena Rowlands à Berlin.

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