Les anciens méandres du Mississippi (carte géologique de 1944).

MISSISSIPPI
From Geological Investigation of the Alluvial Valley of the Lower Mississippi River, by W. O. Dement for Harold Fisk (1944)

Tiré de « Mes cartes favorites » via Jason Kottke qui le tient de Bill Rankin qui l’a trouvée sur le site addictif de Radical Cartography. Cliquez deux fois  de suite sur l’image pour l’agrandir.

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Plus décapant que le Merci ploum ploum tralala de Valérie Trierweiler,

Plus osé que les tièdes 50 nuances de Grey de tata E.L. James,

Moins angélique que Le Royaume d’Emmanuel Carrère,

Plus décalé que Fréderic Dard.

Plus décoiffant que Jean d’Ormesson.

Plus savoureux que le dernier Beigbeider ou Eric-Emmanuel Schmit ou Anna Gavalda ou Grégoire Delacourt…

Plus excitant qu’Amélie Nothomb, plus innovant que Musso, plus inattendu que Vargas, plus pénétrant que Pancol, plus lisible que Marc Lévy…

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ELLE.

BUIKASamedi 13 septembre. 20h30. La nuit tombe sur Tanger. Vent délicat, 23 ou 24°. Lune gibbeuse descendante. On entend encore des chants d’oiseaux dans les arbres du Palais Moulay Hafid ou Palais des Institutions Italiennes. Il ne reste plus une chaise libre devant la scène.

L’élégance un zest britannique mais la décontraction latine, Philippe Lorin, monsieur TANJAZZ, demande au public de Tanger de se montrer à la hauteur de celui du teatro Gran Rex de Buenos-Aires (3 000 spectateurs) où Elle a mis le feu du début à la fin de son concert l’été dernier.

Guitare flamenco, guitare basse, percussionniste et enfin Elle arrive. L’onde de chaleur se propage sur le public. Une vague rouge piment et or hydromel.

Buika est un océan et un incendie. Buika ne chante pas, Elle mord, Elle rugit, Elle gémit avec  fureur. Buika ronronne, attouche l’âme bleue, illumine d’un sourire, caresse de sa voix rauque. Quand Elle chuchote et effleure, Elle embrase encore.

Buika submerge quand Elle bouge, courbe, ondule, plie, balance. On ne quitte pas les mouvements de ses mains prises dans sa longue chevelure, sa bouche immense, ses yeux électriques, ses bras magnétiques, ses mains encore, intranquilles, toujours en vol, l’une sur le pubis, l’autre sur la hanche et puis s’élèvent. Buika brûle son public par sa seule présence. Elle s’en amuse et rit d’ivoire étincelant.

Buika TanjazzBuika badine, Elle chantonne, Elle réclame un homme de Tanger, ce soir. Un homme de Tanger qui sache combler ses rêves. Qu’il vienne seul ou avec sa sœur et du « chocolat ». Hommes et femmes d’un seul élan rougissent de concupiscence et se consument illico dans des rêveries érotiques enivrantes. Sueno.

Soudain on entend le dernier appel du muezzin. Buika s’interrompt, écoute, sourit, reprend son ardent cantilène hypnotique.

On ne pense pas pouvoir, mais parfois on ferme les yeux, on voudrait tant saisir son parfum. Sueno.

Buika ce n’est pas du jazz, ce n’est pas de la soul, ni du funk, ni du flamenco, ni de la copla. C’est bien pire. Buika n’est pas une chanteuse, ni même une star, Buika est une divinité sauvage, toute féminité primordiale, essentielle, insoumission et séduction, puissance et fertilité.

Buika est Asase Ya la déesse Ashanti, Tanit de Sarepta, Oum de Carthage. Elle est aussi Sara la Noire.

Quand Buika quitte la scène, on lui lance des hibiscus et on meurt dans un voluptueux soupir.

Aucun disque ne peut restituer cela. Heureusement.

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