LA FÊTE DU FOOT A NICE

IMG_1509_600x600Quelques précisions concernant l’arrêté municipal de Nice interdisant l’utilisation ostentatoire de drapeaux étrangers pendant la durée du Mondial jusqu’à la victoire finale de la France.

Cette mesure prévoit également de 18h à 4h :

L’interdiction des pétards et des fusées d’artifice, des masques, faux-nez, mirlitons,  langues de belle mère, confettis et serpentins.

L’interdiction des cris et rires ostentatoires, des chants ostentatoires, des danses ostentatoires, des sauts de joie ostentatoires, des sourires excessifs, des mines réjouies et des gloussements ostentatoires.

L’interdiction pour les véhicules à moteur de klaxonner et faire des appels de phares. En cas improbable de pluie l’usage des essuie-glaces doit rester modéré.

L’interdiction de siffler ou siffloter des hymnes nationaux autres que la Marseillaise.

L’interdiction de porter des casquettes, des écharpes, des t-shirts, des chemisettes, des cravates, des ombrelles, des foulards et des chaussettes, dans d’autres couleurs que les couleurs nationales.

L’interdiction des sonneries de téléphone ostentatoirement étrangères qui devront être placées en mode silencieux.

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Age tendre et tête de bois by Eastwood.

Valli
Frankie Valli.

« Jersey boys » de Clint Eastwood.  J’y suis allé en crabe. Pas tout à fait à reculons, mais pas non plus les yeux brillants de gourmandise et d’impatience. Depuis au moins six films à chaque fois que je vais voir un nouveau film de Clint le Vieux, je sors au mieux déçu. Les derniers que j’ai appréciés, mais sans en faire un fromage non plus, c’était « Mémoires de nos pères » et « Lettres d’Iwo Jima » (2006 et 2007), tout le reste je m’en serais volontiers passé.

D’ailleurs, en règle générale je me méfie de plus en plus des « derniers » films de réalisateurs vieillissants (Kubrick, Godard, Antonioni, Myazaki… sans parler de Woody Allen dont je n’ai plus vu un seul film depuis plus de dix ans). La critique a le respect nostalgique et bien souvent elle se laisse aller à une incompréhensible indulgence dans ses jugements.

Circonstance aggravante pour moi, je n’ai jamais été fan des « Four Seasons » ni de la voix de Frankie Valli. C’était et cela reste de la variété blanche américaine hyper-commerciale typique des années 60.

Jersey.jpgSans parler de l’Angleterre, ni des Beatles, des Stones, des Who, des Kinks, etc., aux Etats-Unis, côté blanc, à l’époque pré-hippie, il y avait tout de même plus intéressant à écouter : Presley, Bob Dylan, les Beach Boys, les Doors, Creedence Clearwater, Roy Orbison etc. Côté black music, il y avait  plus que l’embarras du choix : Four tops, Supremes, Temptations, Martha & the Vandellas, Aretha Franklin, James Brown, Marvin Gaye, etc. Bref, j’éprouve zero nostalgie et un désintérêt poli  pour les Four Seasons. Je peux survivre sans écouter : « Can’t take my eyes off you… ». Si Eastwood veut m’accrocher, il va falloir qu’il frappe fort (voir post précédent).

Le film, même si d’aucun lui cherchent et trouvent un message subliminal Eastwoodien – une méditation (?) sur le show business, le fric, les copains, les sixties ? – , est et reste un simple biopic. Un biopic sérieux et de commande basé sur la comédie musicale à succès du même nom et  produit par les deux principaux compères des Four Seasons, Frankie Valli et Bob Gaudio.

Eastwood fait bien le job. Tout est hyper professionnel et sans surprise : Le scénario (mafia version soft et problèmes de boys band italo blanc-blanc à travers les 60’s),  le rythme, le choix des scènes à faire et des répliques qui font pschittt , la direction d’acteurs, la place de la musique dans le film. Le casting est parfait, la lumière est parfaite, les décors sont parfaits, la reconstitution est parfaite, le maquillage est parfait, le son est parfait. Je suis certain que sur le tournage, les hamburgers de la cantine étaient excellents.

C’est donc lisse à pleurer. Cela se mange sans faim et s’évacue aussitôt consommé sans problème. C’est beau, confortable et marketé comme une série télévisée américaine. C’est du cinéma de producteur, un produit clairement conçu et réalisé pour la clientèle « Age tendre et tête de bois ». De temps en temps, on retrouve l’immense Christopher Walken (une fois de plus hélas en mafieux italo-américain) qui traine son ennui à travers le film jusqu’à la parade du générique de fin (après 2h 14 de ploum-ploum tralala).  Là, au moment où enfin on se lève pour sortir et boire une bière méritée, on peut l’apercevoir furtivement en train de danser dans un coin de l’écran.  Et quand Walken danse, j’ai toujours le sourire.

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AMNESTY COGNE FORT !

Amnesty 2

“A man who does not have a Rolex at 50 years of age is a failure” – Dalai Lama

Torture a man and he’ll tell you what you want to hear.

Amnesty1

“The future of rock is Justin Bieber”—Iggy Pop

Torture a man and he’ll tell you what you want to hear.

Amnesty 3

“The height of elegance is the Hawaiian shirt with flip-flops.” – Karl Lagerfeld.

Torture a man and he’ll tell you what you want to hear.

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Démocratie participative en Haïti : « Le Gouvenman an lakay ou ».

Extrait de l’article du premier ministre de Haïti M. Laurent Lamothe dans le Huff post.

(…) Le président Martelly et moi-même avons mis en place depuis septembre 2013 un programme de démocratie participative: le « Gouvenman an lakay ou », qui se traduit du créole par « le gouvernement chez vous ». Le « Gouvenman an lakay ou », c’est tout le gouvernement de la République d’Haïti qui se déplace, à tour de rôle, dans différents départements du pays pour des rencontres publiques et des échanges. La population reçoit ainsi l’opportunité de donner son avis à l’élaboration des politiques qui les concernent directement.

Le 7 juin dernier, le « Gouvenman an lakay ou » a tenu sa huitième édition à Anse-à-Veau, dans le Sud-Ouest de l’île. 4000 personnes ont pris part à cet espace de parole. De nombreux membres de la communauté locale, des responsables gouvernementaux locaux et les principaux représentants des groupes sociaux ont exprimé leurs attentes au chef de l’Etat et à son gouvernement, lors de différents panels de discussions sur l’économie, le social, et les nombreux projets en cours dans le département.
Le programme est bien plus qu’un accès direct aux plus hautes autorités gouvernementales. Les engagements que nous prenons lors de ce dialogue ouvert sont assurés d’être concrétisés. Le gouvernement prend note de chaque engagement et une commission de suivi en évalue la réalisation trois mois après l’événement. Attribution de 97 bourses d’études, ouverture de 62 restaurants communautaires, distribution de 50 motos pour renforcer la police nationale, réparation de 150 maisons endommagées lors du séisme du 12 janvier 2010… Ce sont là quelques exemples de nos engagements pris lors des dernières éditions de « Gouvenman an lakay ou » . (…)

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La crevette tueuse de Thaïlande.

Shrimp

6 mois d’enquête sur l’esclavagisme et le meurtre pratiqués à grande échelle par l’industrie de la crevette en Thaïlande. Accablant, de quoi vous inciter à ne plus jamais acheter de crevettes de la marque CP (Charoen Pokphand) qui fournit pourtant toujours et à grande échelle les supermarchés et les marques de distributeurs du monde entier (dont CARREFOUR) en crevettes d’élevage thaï. BEURK ! ! !

Lire l’article et voir le reportage video du Guardian.

ADDITIF :  L’essentiel des révélations du Guardian, désormais en français ici sur Le Monde.

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