Indian court asked to decide whether Hindu spiritual leader is dead or simply meditating.

Indian court asked to decide whether Hindu spiritual leader is dead or simply meditating  (The Independent)

Shri Ashutosh serait décédé d’un crise cardiaque le 29 janvier selon sa famille et les médecins ayant examiné son cadavre. Sa Sainteté serait seulement en méditation profonde selon les adeptes de sa secte qui l’ont placé dans un congélateur et refusent de restituer le corps à la famille. En jeu, le trésor immobilier de la secte, évalué à plus de cent millions de livres sterling….

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HAITI GOES LATIN !

Haïti goes latin

Formidable sélection de morceaux de salsa et de latin jazz interprétés par les groupes majeurs du compas haïtien durant les années d’or de la musique latino-cubaine (76-84). CD et magnifique vinyl collector. En plus à l’intérieur c’est plein de riches infos sur Haïti, la musique et les groupes de l’époque. Indispensable dans toutes les bonnes maisons où l’on se « mueve la cintura ».

Et comme Antoine Castro fait bien les choses, on a droit à une super video sur Youtube, on peut se rendre sur la page Facebook pour dire combien on trouve ça super et le faire savoir, on peut commander sur Amazon et ainsi de suite.

Une excellente idée de cadeau pour la Fête des Mères et/ou la Fête des Pères. Mais si, mais si, réfléchissez-y !

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The Homesman.

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Déception. car on attend forcément plus et mieux de Tommy Lee Jones. The homesman est un petit film assez plat comme ses décors, le potentiel de départ du scénario n’est pas exploité (le long et difficile convoyage de trois femmes de pionniers déséquilibrées), le déroulement linéaire devient rapidement monotone.  T.L. Jones en baroudeur égoïste vieillissant et Hilary Swank en sainte femme trop autoritaire pour être aimée ne sont pas assez inspirés pour faire décoller le film. Dommage.

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MARTIAL RAYSSE AU CENTRE POMPIDOU.

Poissons d'Avril. Martial Raysse. 2007.
Poissons d’Avril. Martial Raysse. 2007.

J’ai toujours aimé Martial Raysse. Toutes les périodes de Raysse. Raysse c’est de la modernité vivante. L’air du temps, c’est ce qui reste quand Raysse est déjà passé à autre chose.

On a découvert Raysse avec des images pop acidulées, des plexi graphiquement découpés, des installations où il ne manquait de Bardot, les néons des sixties, Ingres, sa Grande Odalisque Made in Japan et son Bain Turc, visités, re-visités, re-revisités…  Et puis il a fait du cinéma. Et des assemblages de petits machins dans des tubes transparents, tout ça hyper clean, hygiénique et bourré d’humour. Après il y a eu des boites en bois dans lesquelles au lieu de ranger des fiches quadrillées en bristol, il faisait pousser des  champignons hallucinogènes en papier mâché.

On aurait pu ne pas le prendre au sérieux, mais au milieu des années soixante dix, virement de bord (vraiment ?), il se met à peindre des grandes détrempes (tempera) au dessin subtil avec une palette de couleurs unique, des bleus et des verts qui n’appartiennent qu’à lui.  Le voilà parti l’oeil brillant revisiter les  mythes et les classiques, mais les avait-t-il jamais quittés ?  Et il passe des sculpturettes en papier mâché à la sculpture grand format en bronze. Qu’il était beau son projet de sculpture pour le bicentenaire de la Révolution française ! Quel bonheur que ses fontaines à Nîmes !

Ne jamais oublier que Martial Raysse est un poète engagé dans la peinture parce que c’est un langage universel et que Raysse qui aime les hommes veut pouvoir parler à tout le monde.

Du monde, il n’a pas peur d’en montrer et grandeur nature. la claque monumentale reçue avec le Carnaval à Périgueux au Musée du Jeu de Paume en 92, trois mètres sur huit !  La folie Antoine (1999)  3 mètres sur quinze…  Ici plage, comme ici-bas (2012) et ses couleurs explosives : 3 mètres sur neuf. La peinture jubile, explose et triomphe. La peinture de Raysse encore et toujours impose sa modernité tonique et lucide.

Martial Raysse. Rose des sables. 2004
Martial Raysse. Rose des sables. 2004

Pourtant, coupe de champ en main,  les petits dandys se plaisent à la déclarer morte. L’âge est aux pixels, au multimedia et au mixed-media. La peinture c’est vieux. La peinture c’est ringard. La peinture n’a plus d’avenir.

« La peinture est morte. Vive l’art conceptuel. Vive les installations. Vive tout. Vive les performances. Vive le trash. Vive n’importe quoi. Tout le monde est artiste. Vive Jeff Koonz. Champion du monde avec Damien Hirst. Vive Marc Quinn. Le laid c’est très joli. Vive KaiKai Kiki. Vive Murakami. L’art c’est politique. Vive Weiwei. Vive le fric. Vive moi. Etc. »

Mille prétendus artistes-plasticiens, gandins pédants et mirliflors punks, exploitent encore et encore sans vergogne les dernières miettes, les ultimes confettis de la fête que nous avaient offerte il y a cinquante ans Martial Raysse et la joyeuse bande des Nouveaux Réalistes iconoclastes réunis par Pierre Restany. Non seulement, ils récupèrent et recyclent les poussières, mais ils exigent qu’on s’extasie, qu’on crie au génie. Tout cela est terriblement triste, sans souffle, sans générosité, sans beauté. Toutes ces insignifiances sont montées en épingle par des curateurs avides, des commissaires priseurs et des galeristes complices, dans la course effrénée à la côte,  elles seraient parait-il chargées de « messages » essentiels (ou de « non-messages » essentiels).  Le public des bogogos fortunés est sentencieusement encouragé à s’esbaudir à Bâle, Miami et à la FIAC devant des superstars de bazar.

Il ne nous reste plus tant de vrais peintres contemporains en France… Combien ? On aurait tort de les maltraiter.

Pour qu’on comprenne bien où en est la peinture en France, je cite le court texte de Martial Raysse en exergue du catalogue de l’exposition :

(…)  Pour ce qui est des vingt dernières années, je témoigne toujours mon amical respect aux bien rares personnes qui se sont vraiment intéressées à mon travail.

Je remercie Mme Catherine Thieck pour la constance avec laquelle elle a alors défendu mon oeuvre.

Oeuvre qui n’a dû de perdurer et de se déployer qu’à la clairvoyance et la générosité de M. François Pinault et de M. Marin Karmitz.

Je leur dis merci à nouveau de tout mon coeur.

Martial Raysse.

Ne boudez pas le plaisir de voir Raysse au Centre Pompidou. Raysse séduit par son mélange de formalisme et d’ironie, d’audace et d’élégance. Raysse compose des ensembles complexes avec un sens de l’équilibre stupéfiant. En véritable poète visionnaire, il dépouille tout ce qui est futile, il met l’essentiel à nu avec force et pudeur, c’est à dire qu’il révèle le cœur des choses, il touche juste comme seule la poésie peut toucher.

Raysse revient avec une variété de couleurs inouïes. Un instant on pourrait croire qu’il a ressorti sa palette pop-fluo des « sixties », mais non, là encore, il surprend par l’acuité de son regard. Ces personnages excessivement présents, perturbants de réalisme qui nous dévisagent, ces portraits en gros plans (Séraphine, Tue-moi Yasmina, Ces deux gars là), cette foule d’anonymes qui semble nous observer sous un soleil niçois depuis cette « fresque carnavalesque » (Ici plage, comme ici-bas) il suffit de quitter le musée pour la retrouver dans la rue. C’est nous.

Martial Raysse. Souvienne vous de moi, souvent.
Martial Raysse. Souvienne vous de moi, souvent.

Martial Raysse est le peintre français de ma génération de baby-boomers, un défricheur, un grand-témoin, mieux : un révélateur. Comme le furent au cinéma, souvent Godard et Truffaut, toujours Malle, mais aussi Gainsbourg et Baschung pour la chanson. Je vous laisse choisir vos écrivains.

Si vous êtes en fonds, très beau catalogue avec un magnifique texte de la curatrice Catherine Grenier : Martial Raysse ou le dernier peintre. A lire.

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Je soutiens Christiane Taubira comme ministre, pas comme chanteuse.

Je l’apprécie comme personne et comme ministre, mais pas tellement comme chanteuse de rue. A la rigueur, perdue dans la foule au Stade de France. Peut-être. Contrairement à d’autres  je n’attends pas d’elle qu’elle braille la Marseillaise à plein poumons sur tous les podiums de France dés que la garde républicaine sonne du clairon. Surtout s’il y a déjà sur le podium une soprano professionnelle engagée pour le faire.

Je la remercie de n’avoir pas participé à The Voice.

Mais d’un autre côté peut-être que l’année prochaine ce serait une bonne idée que Marine Le Pen et Jean-François Copé forment un groupe (« Les limogeurs » ?) pour le concours de l’Eurovision de la Chanson et tentent de succéder à la merveilleuse Conchita Wurst en chantant en duo  la Marseillaise à gorge déployée ?

ps : Je ne me souviens pas avoir vu le Général de Gaulle chanter la Marseillaise à chacune de ses participations à des commémorations patriotiques diverses..  J’ai cherché des vidéos sur YouTube, je n’ai pas trouvé une seule Marseillaise poussée  par le Grand Charles…

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Etes-vous cette Française type, découverte par le Huffington Post d’Anne Sinclair ?

Huff post

Et voilà ce que raconte le Huff Post des 24 h dans la vie européenne d’une française type donc (ne cherchez dans ce post aucun anti-parisianisme primaire, mais non, mais non voyons) :

Anaïs écoute son éditorialiste préféré s’attarder sur les mauvais scores du PS et les bons résultats du FN. Il regrette surtout l’abstention: elle dépasse pour la première fois 60% sur le territoire français.

Anaïs non plus n’est pas allée voter. Elle est pourtant une citoyenne impliquée: elle a renoncé à un week-end dans le Cotentin pour aller voter au second tour des municipales, c’est dire… Mais elle comprenait les enjeux, connaissait les candidats, se sentait concernée.

Cette fois, Anaïs n’est simplement pas intéressée. Elle comptait sur les médias pour lui donner les clés du scrutin. Mais polémiques et euro-sceptiques l’ont découragée. Elle a étudié les professions de foi. Mais rien de ce qu’elle a lu ne l’a convaincu d’aller voter.

La vie quotidienne d’Anaïs est pourtant jalonnée par des décisions prises à Bruxelles par les 766 députés européens, dont 74 élus français.

24 heures de la vie quotidienne de cette Française avec l’Union européenne, la suite   ICI.

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Archie Shepp & The Attica Blues Orchestra – Attica Blues – 2013

« Attica Blues » composed by Archie Shepp & William G. Harris.

Archie Shepp – Tenor Saxophone & Vocals
Marion Rampal & Cécile McLorin Salvant – Vocals
Stéphane Belmondo, Izidor Leitinger, Christophe Leliol & Olivier Miconi – Trumpets
Sébastien Llado, Simon Sieger, Romain Morello & Michaël Ballue – Trombones
Raphaël Imbert & Olivier Chaussade – Alto Saxophones
Francois Théberge & Virgile Lefebvre – Tenor Saxophones
Jean-Philippe Scali – Baritone Saxophone
Pierre Durand – Guitar
Tom McClung – Piano
Amina Claudine Myers – Piano & Vocals
Reggie Washington – Bass
Famoudou Don Moye – Drums & Congas
Manon Tenoudji & Steve Duong – Violins
Antoine Carlier – Viola
Louise Rosbach – Cello
Jean-Claude Andre – Conductor

From Archie Shepp & The Attica Blues Orchestra’s 2013 Archieball recording « I Hear The Sound ».

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