Adieu jeune homme.

Jean Babilee and Nathalie Philippart

R.I.P. Jean Babilée. 1923-2014. Immense et merveilleux danseur mais plus encore, un poète et un homme libre. Lire la belle nécrologie dans Le Monde ici.  Un espoir (sûrement vain…)  qu’une chaîne de tv (Arte au hasard ?) lui rende hommage et diffuse le formidable film de William Klein : « Babilée’91 » ou encore « Le Mystère Babilée » de Patrick Bensard.

UPDATE : Le film « Babilée’91 » de William Klein peut se louer en VOD sur VODEO pour 1,5€

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Interdire, c’est trop facile

Excédé. Ecoeuré. Choqué par la lâche stupidité de la course aux interdictions honteusement opportunistes des spectacles de Dondedieu.

C’est une fois de plus aller à la facilité : « cachez cette horreur que je ne saurais voir ».

Interdire, c’est refuser de voir, refuser de descendre dans l’arène, refuser de se mesurer à armes égales, refuser de répondre mot à mot, mensonge après mensonge, refuser de faire toute la lumière. C’est encore une fois se contenter de diaboliser et s’en laver les mains.

La démocratie crève de cette incapacité à se battre véritablement pour elle, à accepter de l’expliquer sans fin. La démocratie ne sera jamais un acquis incontestable. Il y aura sans cesse de nouveaux Dondedieu et même pire. Surtout, qu’ils se montrent, qu’on les voit et qu’ils puissent déverser leurs insanités au grand jour pour qu’on puisse les désigner et les contredire.

Cristiane Taubira, Eolas et heureusement bien d’autres ne sont hélas pas entendu lorsqu’ils s’évertuent à  faire comprendre à nos élites dirigeantes que le combat contre les « idées » odieuses de ce repoussant individu ne passe pas par des interdictions lesquelles ne tiennent pas debout juridiquement de surcroît.

Au contraire. Qu’il parle. Qu’il se répande. Qu’il se lâche. Qu’il aille au bout du bout de sa putraille intérieure. Qu’il déverse sa bile. Et qu’à chaque mot de trop on l’aligne, qu’on le colle au mur, qu’on ne lui passe rien, qu’on le condamne, encore et encore, qu’on démantibule planche par planche et clou par clou son sale petit commerce, qu’on foute à nu sa mécanique de profiteur, ses sordides manipulations idéologiques et financières, qu’on ouvre les yeux de ceux qu’il abuse, qu’on l’isole dans son habit de provocateur nauséabond, qu’on crée peu à peu le désert autour de lui. Qu’il casque comme n’importe quel justiciable de base pour chaque infraction commise jusqu’à ce qu’il se lasse ou que son public se lasse et se détourne de lui.

Tout cela et davantage, mais surtout qu’on ne l’interdise pas ! Jamais !

De grâce, qu’on n’en fasse pas une victime du « système » aux yeux trop crédules de ses défenseurs. Que l’on ne se réfugie pas dans des inepties juridico-policières stériles qui ne trompent personne et qui trahissent les fondamentaux de la liberté d’expression.

La liberté d’expression est à la fois un droit et un devoir. Oui, on a le droit de dire n’importe quoi et même de proférer mensonges et horreurs, oui au nom de cette même liberté d’expression, on a le devoir d’y répondre, à chaque fois, toujours, en permanence.

Interdire, c’est un peu trop facile, c’est ne pas payer le juste prix de la liberté d’expression. Interdire, c’est refuser d’éduquer. Interdire, c’est se contenter d’exclure.

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Le blog est mort, vive le blog !

Intéressant article de Jason Kottke (vieux blogueur de 40 ans) sur le NIEMAN JOURNALISM LAB (labo de prospective sur le journalisme à Harvard) à propos de la mort du blog.

En fait c’est très simple, le blog est devenu un truc de vieux. Les jeunes sont déjà passés à beaucoup plus rapide et beaucoup moins fatiguant… voir Facebook, Twitter, Pinterest, Tumblr,  Reddit, Snapchatting… Cela ne viendrait pas à l’idée d’un moins de 40 ans de démarrer un blog.

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Lu dans l’Editorial du New York Times Jan-02-2014

(…) « Considering the enormous value of the information he has revealed, and the abuses he has exposed, Mr. Snowden deserves better than a life of permanent exile, fear and flight. He may have committed a crime to do so, but he has done his country a great service. It is time for the United States to offer Mr. Snowden a plea bargain or some form of clemency that would allow him to return home, face at least substantially reduced punishment in light of his role as a whistle-blower, and have the hope of a life advocating for greater privacy and far stronger oversight of the runaway intelligence community. » (…)

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